Voilà une belle affaire ! Si jamais j’ai eu chose pareille ! Sans me préparer du tout me voilà en route pour Genève avec le train de deux heures. Voilà comment cela arrive: pour la même raison que l’autre fois, c’est-à-dire que le bijoutier veut faire payer le double, l’autre fois on a déconseillé à maman, mais cette fois, elle va. Je ne sais pas trop les détails de l’affaire, mais n’importe. J’ai pris la vieille robe grise de Dina, je l’ai arrangée pour le mieux et c’est merveilleux. Tout ce que je mets est joli, la plus disgracieuse des robes sur moi est gracieuse; sur une autre, la même robe est laide, sur moi elle prend une autre tournure; ça n’est pas pour me flatter, mais c’est la pure vérité.