Thursday, 13 September 1883
I read in Stendhal that sorrows seem less bitter when one idealizes them. It is perfectly true. But how to idealize mine? It is impossible — they are so bitter, so flat, so awful that I cannot even speak of them here without wounding myself horribly.# Jeudi 13 septembre 1883
Eh bien que la volonté de Dieu soit faite. Cette phrase me vient machinalement et je la pense presque.
[Trois lignes cancellées ]
Car je vais mourir, tout naturellement, sans violence, tout en me soignant.
J'aime autant ça, c'est-à-dire que c'est... Car je suis inquiète pour mes yeux, je suis restée quinze jours sans travailler et sans lire et ça ne va pas mieux. Je sens des battements comme le pouls et des choses vagues passent dans l'air...
C'est peut être parce que depuis quinze jours j'ai une bronchite qui mettrait au lit n'importe qui et avec laquelle je me promène comme si je n'avais rien.
C'est sans doute la fatigue et peut-être aussi la peur et l'imagination. Les médecins ont dit que ce n'est rien mais je les ai questionnés d'une façon particulière:
— Examinez mes yeux Monsieur, s'il y a quelque chose de très grave ne me le dites pas mais dites ce qu'il faut faire.
On n'a rien ordonné. Mon père était myope, je le deviens aussi à force de travailler. Enfin...
En ce moment ci, j'ai des papillons et vois tout trouble
J'ai travaille au portrait de Dina avec une disposition d'esprit si tragique que ça me fera encore des cheveux blancs. Je suis si désolée que je ne sais pas le dire.