Diary of Marie Bashkirtseff

My aunt and the princess wanted to go to the Palais-Royal, but instead I dress Alexis as a woman with a thick veil, and try to put on his clothes — but alas! The trousers and everything else cannot be buttoned... So we resume our own clothes; I dress as Pauline Orell1 and all four of us go to the Folies-Bergères.

Ma tante et la princesse voulaient aller au Palais Royal mais au lieu de ça j'habille Alexis en femme avec un voile épais et veux mettre ses habits mais hélas ! Le pantalon et tout le reste pas moyen de boutonner... Ainsi reprenons nos habits, je me mets en Pauline Orell et tous quatre allons aux Folies-Bergères.

It seemed to me like the Opera ball2 — and all those little cocottes!

Il me semblait être au bal de l'Opéra et toutes ces petites cocottes !!

In the box next to ours, Lea d'Asco with some men. One must hear the running commentary on the show by those people! The orchestra and the hubbub of the crowd favour me — I hear when others cannot; so too in a carriage, I hear when people whisper. Then Alexis goes to buy us flowers and comes to find us in the corridors to "enjoy himself" — the princess wanted to come too, but he objected. It would not be at all amusing then. My black wig broadens my face terribly, and besides I had a twenty-five-franc touch-up. We go to eavesdrop on snatches of conversation, then chat with a young woman at the counter; Alexis passes himself off as a painter and I am his model. The young woman complains of too many gentlemen with their ladies — and their ladies are not easy-going — but I tell her I am an exception, and we drink champagne together. These painted women, this streetwalking atmosphere, this smell of tobacco, of disreputable places... it is very curious.

Dans l'avant-scène à côté de la nôtre Lea d'Asco avec des hommes, il fallait entendre les commentaires de la représentation par ces gens-là, l'orchestre, le brouhaha de la foule me favorisent, j'entends quand les autres n'entendent pas, ainsi en voiture j'entends quand on parle tout bas. Puis Alexis va nous acheter des fleurs et vient comprendre pour "s'amuser" dans les couloirs, la princesse voulait venir aussi mais il s'y est opposé. Ce ne serait plus du tout amusant alors. Ma perruque noire m'élargit terriblement la figure et puis j'avais une retouche de vingt-cinq francs. Nous allions écouter les bouts de conversation et puis causer avec une petite femme au comptoir, Alexis se donne pour peintre et je suis son modèle; la petite femme se plaint du trop grand nombre de messieurs avec leurs dames et leurs dames ne sont pas commodes, mais je lui dis que je fais exception et nous buvons du champagne ensemble. Ces femmes maquillées, ce *trottoir,* cette odeur de tabac, de mauvais lieu... c'est très curieux.

I tell Alexis not to be ceremonious, and he called me my dear out loud — then chatted with friends who were also with little women. I am there as an observer, as Zola,3 and this disreputable place, by inexplicable detours of thought, leads me back to Cassagnac.

Je dis à Alexis de ne pas être cérémonieux et il me disait *ma chère* tout haut et puis il a causé avec des amis qui étaient avec de petites femmes aussi. Moi j'y suis en observateur, en Zola, et ce mauvais lieu par des détours de pensées inexplicables m'amène à Cassagnac.

Maman arrives tomorrow — I am not even very glad.

Maman arrive demain, je ne suis même pas très contente.

Notes

Pauline Orell: apparently a stage character or costume type. The precise reference has not been identified.
The Opera ball (bal de l'Opéra): the Paris Opera's annual masked ball, famous for its mixture of society and demi-monde; considered somewhat risqué.
"As Zola": Marie identifies with Zola's naturalist practice of visiting low-life environments as a dispassionate observer gathering material for fiction. Having just finished L'Assommoir, she applies the method to herself.