Diary of Marie Bashkirtseff

A promenade in the Bois, where one encounters heaps of familiar faces — only Paris offers such displays.

Promenade au Bois où on rencontre un tas de figures de connaissance, il n'y a que Paris pour ces exhibitions.

Gabriel bows twice.

Gabriel salue deux fois.

Maman claims to have found his calling cards and those of his father on the dining room mantelpiece. New cards that the servant put there and perhaps forgot.

Maman prétend avoir trouvé de ces cartes et celles de son père sur la cheminée de la salle à manger. Des cartes neuves que le domestique a mises et oubliées là peut-être.

The vile Joseph is absent, but since the description of my future husband is no longer the same, he interests me very little.

Le vil Joseph manque mais depuis que le signalement de mon futur n'est plus le même il m'intéresse fort peu.

Soutzo and the Mouzays at dinner. The Mouzay ladies fly into a fury because Maman, with her usual tact, compares me to Bonnat, to Carolus-Duran, etc. Mademoiselle de Daillens, who has been painting for twenty years and who was already a great artist when I was eleven, is naturally vexed; her mother is furious. They end up — indeed, begin — by saying that I shall never sell my works for as much as I intend, except to admirers, and they call Soutzo a brat, an imbecile, etc.

Soutzo et les Mouzay à dîner. Ces dames (Mouzay) se mettent en fureur parce que maman avec son art ordinaire me compare à Bonnat, à Carolus Duran etc. De Daillens qui peint depuis vingt ans et qui était grande artiste quand j'avais onze ans est vexée naturellement, sa mère est furieuse, elles finissent et même commencent par dire que je ne vendrai mes œuvres aussi cher que j'en ai le projet, qu'à des amoureux et traite Soutzo de bambin, d'imbécile etc.

[Written across the page: Soutzo is determined to buy my Salon painting at any price, but if I sold him one for charity, I shall never sell otherwise. Just think what people would say! I shall sell to strangers, yes!] "Never, my dear Marie, will you have as much success and happiness as I wish you, but your mother will make you ridiculous, and you do not deserve to be made ridiculous — you are worth more than that!"

[En travers: Soutzo veut à tout prix acheter le tableau du Salon mais si je lui ai vendu pour les pauvres jamais je ne vendrai autrement. Songez à ce qu'on dirait ! Je vendrai à des étrangers ça oui I] Jamais, ma chère Marie vous n'aurez autant de succès et de bonheur que je vous en souhaite mais votre mère vous rendra ridicule et vous n'êtes pas digne d'être ridicule, vous valez mieux que ça !

There was both truth and anger in that. In short, the old woman understood, in her outburst, that Maman was saying I was as accomplished as Bonnat and the others. In any case, everything calms down — these storms are frequent and never serious.

Il y avait et du vrai et de la colère. En somme la vieille a compris dans son emportement que maman me disait aussi arrivée que Bonnat et les autres. Bref, tout se calme, du reste ces orages sont fréquents et jamais sérieux.