Friday, 9 January 1880
Vendredi 9 janvier 1880
Nous jouons "la Pluie et le beau temps" de L. Gazlan. La baronne de Gontran - moi. Un inconnu - le prince Soutzo. Victorine - Dina. Anselme - le comte de Courtes. Souffleur - Gabriel. Régisseur - le marquis de Tarente.
Le grand Bikowsky arrivé dernièrement vient pendant la répétition mais nous fermons les portes. Blanc est admis et on répète. Si cette affaire de Joseph ne me tracassait pas !
Quand le pur, l'adorable, l'exquis Gabriel s'en va (à sept heures) ce n'est plus du tout si amusant mais nous répétons encore une fois et puis Courtès et moi jouons des duos piano et mandoline. Il est bon musicien et cela ne vas pas mal du tout.
On retient tout le monde à dîner et jusqu'à minuit nous sommes à la cour de Ferrare. On lit des vers. Le Prince est assez imbécile, les deux autres le sont aussi chacun dans un genre.
"Nous avons ébloui ces deux petites étrangères" doivent-ils se dire (le marquis et le comte). Oh la ! la !
Enfin il faut bien qu'on ait des illusions dans ce monde.