Wednesday, 5 November 1879
Mercredi, 5 novembre 1879
Je reve que Julian m'apporte la medaille, j'arrive a l'atelier et j'apprends que c'est Amelie qui l'a. Cela n'a froisse personne tant il y a longtemps qu'elle aurait du l'avoir, mais ce qui est etourdissant c'est qu'on a faili la donner a une Anglaise qui n'est que depuis trois semaines chez Julian et qui ne sait pas grand chose bien qu'elle eut travaille avant. Sarah est deuxieme, l'Anglaise troisieme et de Mertens, quatrieme.
Tout ca est si etonnant et si bete que je ne m'en emeus pas. Seulement on boit du punch et il faut etre aimable autrement on croirait que j'envie... Fi ! je puis m'etonner mais pas envier. Apres je vais chez la mere Mouzay qui va me faire connaitre Rane, un vrai ami du soleil celui-la, et qui lui doit (a la Mouzay, pendant qu'elle etait lingere dans la maison de l'Empereur) une commutation de peine, [Un mot cancelle] au lieu de Cayenne; Lambessa d'ou il s'est evade ? Maintenant il est amnistie et ami de Gambetta comme avant. Rane n'a pas ete communard, il avait ete compromis dans une affaire d'etudiants sous l'Empire.
Goldsmid ont dine et sont au salon, moi je me couche dans mon atelier bien sombre, bien confortable, les portes bien fermees. Tranquille, tranquille. Quand on n'est pas heureux, il faut etre au moins tranquille.