Diary of Marie Bashkirtseff

# Dimanche 29 juin 1879

We are prevented from going to Madame Gavini's — she came yesterday — by the Gerbel family, who come to show us Count Schulenberg, Mademoiselle Marie's fiancé.

Nous sommes empêchées d'aller chez Mme Gavini qui est venue hier, par la famille Gerbel qui vient nous montrer le comte de Schulenberg, le fiancé de Mlle Marie.

And at dinner we have Madame Pribilsky. She is a sort of madwoman with dyed hair who has a great deal of money and throws it about indiscriminately. Her little girl is at boarding school in Paris, and for the past two months we have had her with us every Sunday, especially during her mother's very frequent absences.

Et à dîner nous avons Mme Pribilsky. C'est une sorte de folle aux cheveux teints qui a beaucoup d'argent et le jette à tort et à travers. Sa petite fille est à la pension à Paris et depuis deux mois nous la prenons tous les dimanches chez nous, surtout pendant les très fréquentes absences de sa mère.

And now we discover that this lady — who reminds one greatly of Madame Sapogenikoff — had known Popaul, and that she had wearied him to the point where he ceased even to be polite in the end. [She did not] say that she had wearied him, but it was perfectly understood. She is mad about him.

Et voilà que nous découvrons que cette dame, qui rappelle beaucoup Mme Sapogenikoff, a connu Popaul et qu'elle l'a ennuyé au point qu'il n'a même plus été poli à la fin. [Elle n'a] pas dit qu'elle l'avait ennuyé mais on l'a parfaitement compris. Elle en est folle.

— "So nothing came of it?" I asked her.

- Alors ça n'a pas abouti ? lui ai-je demandé.

— "Alas! No."

- Hélas ! non.

She has gone into mourning with violets, and her daughter too. I am resuming mourning as well, since the Russian court is observing it for ten days.

Elle s'est mise en deuil avec des violettes et sa fille aussi. Moi aussi je me remets en deuil puisque la cour de Russie le prend pour dix jours.

I wept again this morning.

J'ai encore pleuré ce matin.

One sees portraits of the poor Prince displayed everywhere, and it is dreadfully sad. It has drawn me back to Bonapartism, and I am beginning to venerate Plonplon, whom Cassagnac is now styling: His Imperial Highness Monseigneur le Prince Napoléon. Read today's Le Pays.

On voit les portraits du pauvre Prince exposés partout et c'est affreusement triste. Cela m'a ramenée au bonapartisme et je commence à vénérer Plonplon que Cassagnac commence à nommer: Son Altesse impériale Mgr. le Prince Napoléon. Lisez "Le Pays" d'aujourd'hui.