Thursday, 21 March 1878
Hm...! hm. You know that I no longer write down all my thoughts?Hum...! hum. Vous savez que je n'écris plus toutes mes pensées ?
J'avais demandé des billets pour Versailles ailleurs et comme l'on tardait à m'en envoyer j'en ai demandé aujourd'hui à Cassagnac, et quel n'a pas été mon ennui lorsque deux heures après avoir envoyé ma pétition je recevais avis d'ailleurs qu'on m'enverrait les billets.
Berthe est venue pour me dire que le comte Multedo l'a redemandé en mariage et comme elle l'avait encore refusé, il lui dit qu'il irait faire la cour "à cette demoiselle russe". Pauvre fille ! pour que je crois cela il fallait cacher son dépit l'autre soir et ne pas avoir l'air qu'elle avait en me parlant aujourd'hui. Ainsi, c'est vexant. Pensez-donc dimanche elle me raconte combien Multedo est à elle et mardi... oh ! fi.
Dieu que je lui en veux à cette fille ! Je ne la déteste pas *elle-même,* car quoi qu'on me fasse de mal ou de bien mes sympathies ou mes antipahies sont irréfléchies et irrévocables. Mais je lui en veux. C'est son action idiote et méchante qui a été la cause et le commencement de ce qui fait que Cassagnac est perdu... à moins de miracle.
Elle m'avait mise dans une position si fausse, si tendue, si pénible que je n'y pense qu'avec rage et cela va croissant et j'y pense souvent.