Diary of Marie Bashkirtseff

^4^ [Saturday, 23 February 1878]

^4^ [Samedi 23 février 1878]

— The news of my supposed marriage is the most absurd thing in the world. It is as though one were to marry me to the late Holy Father. This M. des Perrières must have had nothing better to do than amuse himself inventing such malicious nonsense, etc. etc.

- La nouvelle de mon prétendu mariage est la chose la plus bète du monde. C'est comme si on me mariait avec le défunt Saint Père. Il faut que ce M. des Perrières n'ait eu rien à dire pour s'amuser à inventer de telles méchancetés, etc. etc.

So Melissano is really in Florence? Tell him that the painting I promised him is at his disposal. I may bring it in person.

Vraiment Melissano est à Florence ? Dites-lui que le tableau que je lui ai promis est à sa disposition. Je l'apporterai peut-être.

But tell me — if there is no carnival, how are we to manage? Our chaperon, for all her thoroughly English rigidity, has no intention of being bored at all. I should warn you that she and her sister are both very elegant and charming. Will there be races? At Naples or at Florence? Where will there be more society and gaiety? Will there be balls — everything one could imagine for one's amusement? I am ridiculous with all these questions, but I am charged with asking them, and besides, frankly speaking, for me to consent to leave my work for fifteen days, it must be worth the sacrifice — there must be compensation. Do not let Melissano monopolize you entirely — I know he is charming — and answer us quickly, and above all do not be selfish... you would be punished for it, as the young harpist is not of the party. Nevertheless she was very sensible of the consoling news you convey, which I hastened to transmit to her by telephone. She replied with a long sigh.

Mais dites, s'il n'y a pas de carnaval comment faire ? Notre chaperon malgré une rigidité toute anglaise n'est pas disposée à s'ennuyer du tout Je dois vous prévenir qu'elle et sa sœur sont toutes les deux très élégantes et charmantes. Y aura-t-il des courses 7 A Naples ou à Florence? Ou y aura-t-il le plus de monde et de gaieté ? Y aura-t-il des bals, tout ce qu'on peut s'imaginer enfin pour s'amuser ? Je suis ridicule avec toutes ces questions mais je suis chargée de les faire et puis franchement pour que je consente à quitter pendant quinze jours mon travail il faut que cela en vaille la peine, qu'il y ait compensation. Ne vous laissez pas trop accaparer par Melissano, je sais qu'il est aimable, et répondez-nous vite et surtout ne soyez pas égoïste... vous en seriez puni, la jeune harpiste n'étant pas du voyage. Pourtant elle a été fort sensible aux consolantes nouvelles que vous donnez et que je me suis empressée de lui transmettre par téléphone. Elle a répondu par un long soupir.

So, in brief: tell us where we ought to go to enjoy ourselves for fifteen days, since this journey is to be a pleasure excursion.

Donc voilà, il s'agit de nous dire où il faudrait aller pour nous amuser pendant quinze jours puisque ce voyage doit être une partie de plaisir.

Etc. Etc.

Etc. Etc.

I was so thoroughly fixed to the sofa that Blanc, on my aunt's orders, had to take me in his arms and carry me to

J'étais si bien collée au canapé que Blanc, d'après l'ordre de ma tante, a dû me prendre dans ses bras et me transporter chez

^4^ ibid. p. 188

^4^ d, p. 188

my room.

moi.

[Two lines cancelled: It bothers me that this man is in love with me]

[Deux lignes cancellées : Cela m'embête que cet homme est amoureux de moi]

I took the Swiss girls to see a Russian painter, Harlamoff. But these Swiss girls, and above all my own endless chattering, will lead me to no good end.

J'ai mené les Suissesses chez un peintre russe, Harlamoff. Mais ces Suissesses et surtout mes propres bavardages ne me mèneront à rien de bon.