Diary of Marie Bashkirtseff

And to think there are people who live this life — this petty society life... That is not how I conceive of it... I conceive of something like an hôtel Rambouillet where all the beauties, all the celebrities are assembled, and where the fools are amusing because they are fodder for mockery.

Et dire qu'il y a des gens qui vivent de cette vie, de cette petite vie mondaine... Ce n'est pas ainsi que je l'entends... J'entends un hôtel Rambouillet quelconque où s'assemblent toutes les beautés, toutes les célébrités et où les imbéciles sont amusants parce qu'ils sont de la chair à moqueries.

Either the Court, or an intimacy where one can joke freely — but these little balls like yesterday's...

Ou bien la Cour, ou bien l'intimité où l'on peut blaguer, mais les petits bals comme hier II

In the matter of dancing, for me there is only the polonaise for ceremony, the minuet for grace, and the tarantella when one is merry and truly wants to dance.

En fait de danser il n'y a pour moi que la polonaise pour la cérémonie; le menuet pour la grâce, et la tarentelle quand on est gai et quand on a vraiment envie de danser.

At nine o'clock I was already at the atelier.

A neuf heures j'étais déjà à l'atelier.

Yesterday they buried the King. It is a pity not to have thought of it sooner. It is a spectacle that presents itself perhaps once a century — and not even that.

C'est hier que l'on a enterré le Roi. C'est dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt. C'est un spectacle qui se présente une fois par siècle peut-être et pas même.

I have but one desire — to return to Italy; all those who have been there cannot live elsewhere, and it is better to die there than to dance here. Let us work, then, and perhaps one will [sic] be able to go.

Je n'ai qu'un désir, c'est de retourner en Italie, tous ceux qui y ont été ne peuvent pas vivre ailleurs et il vaut mieux mourir là-bas que danser ici. Travaillons donc et on poura y aller peut-être.

Ten times a day I find myself with three candles in the room — am I to die? Perhaps that is why I am so... I do not know how to say it... why I despise everything and everyone, and wish to flee the whole world; troubles have exhausted me — I could bear no more. It would be the best thing I could do.

Il m'arrive dix fois par jour d'avoir trois bougies dans la chambre, est-ce moi qui vais mourir ? C'est peut-être pour cela que je suis si... je ne sais comment dire... que je méprise tout et tous et que je voudrais fuir tout le monde, les ennuis m'ont fatiguée, je ne pourrais plus en supporter. C'est ce que je ferais de mieux.

What a happy age, after all — one is strong, one hopes for thirty-six thousand charming things, or rather desires them; one goes to the theatre or into society; one need only wash one's face with cold water and one is well. They say one does not appreciate what one has. That is not true.

Quel heureux âge, pourtant, on est fort, on espère trente-six mille choses charmantes ou plutôt on les désire, on va au théâtre ou dans le monde, on n'a qu'à se laver la figure avec de l'eau fraîche et l'on est bien. On prétend que l'on n'apprécie pas ce qu'on a. Ce n'est pas vrai.

This single phrase written on the Pantheon captures the Italian nation in its enthusiasm and sublime simplicity.

Cette seule phrase écrite sur le Panthéon vous peint la nation italienne par son enthousiasme et sa simplicité sublime.

Con orgoglio di madre, con dolore di figlia, l'Italia prego pel gran re che fu un gran cittadino, immortalità degli ginusti e degli eroi.1

— *Con orgoglio di madre, con dolore di figlia, l'Italia prego pel gran re che fu un gran cittadino, immortalità degli ginusti e degli eroi.*

[Six lines cancelled]

**[Six lignes cancellées]**

To Monsieur de Cassagnac:

A Monsieur de Cassagnac

Maman charges me to invite you to dine on Saturday at half past six.

Maman me charge de vous inviter à diner samedi à six heures et demie.

Marie Bashkirtseff

Marie Bashkirtseff

Notes

In Italian in the original. Inscription on the Pantheon for Victor Emmanuel II's funeral: "With the pride of a mother, with the grief of a daughter, Italy prays for the great king who was a great citizen — immortality of the just and of heroes."