Monday, 2 July 1877
I return from the Opera, where we were in the right-hand first tier. Berthe was with us. I was neither pretty nor very elegant, and besides, in unfamiliar territory.Lundi 2 juillet 1877\\nJe reviens de l'Opéra où nous étions à droite, au premier. Berthe était avec nous. Je n'étais ni jolie ni très élégante, en outre en pays inconnu.
D'ailleurs peu importe, puisque Dieu me fait la grâce de me laisser indifférente à tout. J'ai bien fait pour [par] acquit de conscience quelques efforts pour me ranimer, mais l'apathie persistant... d'ailleurs je n'ai pas le désir d'être autrement, on souffre davantage quand on a l'intelligence et le cœur ouverts.
Nice ne suffit pas ! On me poursuit partout ! Ma mère a donné notre adresse à Georges qui est à minuit, ivre, hideux, chez nous ! Il faut vraiment qu'elle soit ou folle ou infâme !
Autrefois je criais, mais à présent je n'en ai plus la force morale. Seulement je me sens perdue et je supplie Dieu de me faire mourir au lieu de me martyriser. Mourir est déjà un grand châtiment, car j'adore la vie.
Il parait que les billets de Tanlay étaient bons; les Boyd en avaient de pareils. J'ai donc bien fait d'avoir attendu avec ma belle lettre.
Oh ! que je me hais !!!