Saturday, 30 June 1877
From today we use our eight-spring carriage. Yet the hired horses and the absence of livery disturb me to the point that I feel quite ill at ease at the Bois — I am in mourning dress besides. I was to have gone to the circus with the Boyds, but I am not rested enough to be seen; as for any pleasure I might have taken… you cannot be serious?Samedi 30 juin 1877\\nDès aujourd'hui nous nous servons de notre huit-ressorts. Pourtant les chevaux loués et l'absence de la livrée me choquent au point que je me sens toute gênée au Bois, je suis en noir d'ailleurs. Je devais aller au cirque avec les Boyd, mais je ne suis pas assez reposée pour me montrer, quant au plaisir que je pourrais avoir... vous n'y songez pas ?
La comtesse de Bailleul est venue ce soir chez les Mertens.
J'étais seule, la baronne, sa sœur et Mme de Bailleul vinrent chez moi et la comtesse me força d'ôter mon peignoir. Il fallait voir ces trois vieilles. Les regards significatifs qu'elles échangeaient, les demi-paroles. Ça ne me flatte pas, depuis longtemps je sais qu'il n'y a rien de plus beau au monde que mon corps et que c'est un vrai péché, une infamie, de ne pas me faire sculpter ou peindre.
De pareilles beautés ne peuvent appartenir à personne en particulier, c'est comme un musée qui est ouvert à tout le monde.
Il y avait tant de figures de connaissance au Bois, lady Cooper, Mme de Bernis née Sabatier (de Nice) le gros Mayer, les Durand, les Bueno, les Moreno, mais ceux-là... ne me font rien. C'est lady Cooper, Mme de Bernis et le gros Mayer qui peuvent me faire du tort sans le vouloir même.
Hier j'ai rêvé de ma mère chérie en deuil. J'ai de nouveau rêvé d'elle cette nuit, elle chantait. Cela veut dire nouvelles.
Marcuard ne m'écrit pas. J'ai envie de lui écrire.
Mais que veut dire que jusqu'à présent nous ne voyons pas Paul de Cassagnac.
J'ai ma dépêche sur la conscience, elle était d'une stupidité rare.