Diary of Marie Bashkirtseff

[Continuation of the 15th]

Samedi 16 juin 1877\n[Continuation du 15 juin]

— Is she Circassian? Nemekoff asked. — No, she was born Basilewsky and married in the Caucasus, from where she has just arrived.

- Elle est Circassiene ? demanda Nemekoff.\n- Non, elle est née Basilewsky et mariée au Caucase d'où elle arrive.

— And does she play?

- Et elle joue ?

— Not yet.

- Pas encore.

— Oh! She has a fine teacher in you. A very pretty woman.

- Oh ! elle a une bonne maîtresse en vous. C'est une bien jolie femme.

The same with the others: Mme Bouldakoff came to say she was being tormented by a man who had been struck by the princess's beauty. Through all of this, Maman was pitiful to look upon. Approaching the trente-et-quarante table, the ladies recognized Alexandre playing opposite them — extremely agitated — who looked at the princess as at a complete newcomer and went back to his game. But it was not the same with Don Clemente. He lifted his head, and however swift his glance, the unfortunate princess felt herself recognized — and with reason! At once the damned Jew went to speak to his friend, who sprang up, walked across to the princess, examined her, and, apparently satisfied, returned to play.

De même avec les autres, Mme Bouldakoff vint dire qu'elle était tourmentée par un homme que la beauté de la princesse avait frappé. Dans tout cela maman était navrante à voir. En s'approchant du 30 et 40 ces dames reconnurent jouant en face d'elles Alexandre, excessivement nerveux, qui regarda la princesse comme toute nouvelle venue et se remit à jouer Mais il n'en fut pas de même de don Clemente. Il leva la tête et si rapide que fut son regard la malheureuse princesse se crut reconnue et avec raison ! Aussitôt le maudit Juif alla en parler à son ami qui se leva vivement, marcha jusqu'à la princesse, l'examina, et convaincu sans doute retourna jouer.

That was a bad beginning. The princess began to play and to show herself to best advantage, hoping to brazen it out, when she overheard Larderei, Torlonia, and Mme Bashkirtseff discussing an extraordinary resemblance. The poor woman — Maman — wore an expression so strained and so frightened that that alone would have removed all doubt.

Voilà qui commençait mal. La princesse se mit à jouer et à se montrer de plus belle espérant payer d'audace, lorsqu'elle entendit Larderei, Torlonia et Mme Bashkirtseff parlant d'une ressemblance extraordinaire. La pauvre femme, maman, avait une mine si contrainte et si effrayée que cela seul aurait ôté les doutes.

Torlonia maintained that a few cushions were no great matter and that nothing was easier than to increase one's figure.

Torlonia assurait que quelques coussins n'étaient pas une affaire et qu'il n'y avait rien de plus facile que de se grossir la taille.

What the poor princess desired was to see Alexandre again — as on the day of his departure for Vienna. He had been painted so ugly the day before yesterday that she found him superb today; she found him, in fact, just as before and as always. But the Jew's discovery spoiled the pleasure with fright. This man is my enemy — God knows why. Alexandre told Maman that he occupies himself solely with slandering us and that he detests us. How very strange! Let him not come, let him not even be known — very well, like so many others. But he is constantly occupied with me; he turns up precisely where I am; he spreads slanders about me. It is inexplicable unless he is mad about me — I do not hesitate to say so, for there is no reason to boast of it: he pays me no court and flatters my vanity not at all.

Ce que désirait la pauvre princesse c'était de revoir Alexandre, comme le jour de son départ pour Vienne. On le lui avait fait si laid avant-hier, qu'elle le trouva superbe aujourd'hui, elle le trouva d'ailleurs comme avant et comme toujours. Mais la découverte du Juif gâtait le plaisir en faisant peur. Cet homme est mon ennemi Dieu sait pourquoi. Alexandre a dit à maman qu'il ne s'occupe qu'à médire de nous et qu'il nous déteste. C'est si étrange ! Qu'il ne vienne pas, qu'il ne soit pas connu même, bien, comme tant d'autres. Mais lui il s'occupe constamment de moi, il se trouve comme exprès où je suis, il raconte des vilenies de moi. C'est inexplicable à moins qu'il ne soit fou de moi, je ne crains pas de le dire parce qu'il n'y a pas de quoi se vanter, qu'il ne me fait pas la cour, qu'il ne flatte aucunement ma vanité.

I say it because it is the only probable explanation for this persistent hatred. And tonight — who recognized me? No one, I swear — no one. No one except the Jew: how did the idea come to him? He thinks of me, then. I was entirely transformed; had I not been, others who see me every day would have had their suspicions.

Je le dis parce que c'est la seule explication probable de cette haine persistante. Et ce soir, qui m'a reconnue ? Personne, je le jure personne. Personne excepté le Juif, comment cette idée lui est venue ? Il pense donc à moi. J'étais entièrement changée, si je ne l'étais pas, d'autres qui me voient tous les jours auraient eu des soupçons.

There had been only Larderei and Melissano. Melissano because he is a cynic, a neuter animal, a buffoon. And Alexandre — once, and because he was drunk.

n'y eut que Larderei et Melissano. Melissano parce qu'il est un cynique, un animal neutre, un bouffon. Et Alexandre, une seule fois et parce qu'il était ivre.

You will recall Doenhoff, who at first permitted himself some free words, but who afterward spoke to me only as to his daughter, even checking Maman when she seemed about to say something excessive — she, a married woman; I glory in this, because Doenhoff was trained by me. He needed training, after his acquaintance with Russian ladies — Mme Voyeikoff, who allows her calves to be pinched, and so many others.

Vous vous souvenez de Doenhoff qui dans le commencement s'était permis des mots légers, mais qui ensuite ne m'a parlé que comme à sa fille arrêtant même maman lorsqu'elle semblait dire quelque chose de trop... dame mariée; je me glorifie de cela parce que Doenhoff a été dressé par moi. Il fallait le dresser après ses connaissances des dames russes, Mme Voyeïkoff qui se laisse pincer les mollets et tant d'autres.

Good — on this point too I am at peace. It was this that tormented me most keenly.

Bien, encore sur ce point je suis tranquille. C'est celui qui me tourmentait le plus vivement.

Oh! how I hate those who dared say to me what ought not to be said! They offended me, made me doubt myself, the whole world, everything!

Oh ! que je hais ceux qui m'ont osé dire ce qu'on ne doit pas dire ! Ceux-là m'ont offensée, m'ont fait douter de moi, du monde entier, de tout !

Therefore, God, punish them. They have deserved it!! I do not hesitate to say so to God — for they have deserved divine punishment, these vulgar cynics, these animals who amuse themselves by instructing youth and above all by examining it. These cowards, these vile creatures! These infamous men! The pettiness of their vileness only aggravates it, and no imprecation will be strong enough against them!

Aussi Dieu punissez-les. Ils l'ont mérité !! Je ne crains pas de le dire à Dieu; parce qu'ils ont mérité un châtiment de Dieu, ces cyniques vulgaires, ces animaux qui *s'amusent* à instruire la jeunesse et surtout à l'examiner. Ces lâches, ces vils ! ces infâmes ! La petitesse de leur vilenie l'aggrave encore et aucune imprécation ne sera assez forte contre eux !

[In the margin: They had gone to meet Séraphin.]

[Dans la marge: Ils étaient à la rencontre de Séraphin.]

Confound you, readers — do you sense something curious approaching? Whether you sense it or not, know that in yesterday's disguise I betook myself — that is to say, the Princess Zeretel betook herself to Monaco with her cousin Mme Kondareff. The princess trembled a little upon entering the gaming house, all the more so as Laurenti, Danis, d'Aspremont and the rest were present. As the princess, Mmes Kondareff, Bashkirtseff, and Romanoff were ascending in a cab toward the casino, another cab crossed their path containing Larderei and Torlonia.

Fichus lecteurs, sentez-vous l'approche de quelque chose de curieux ? Que vous le sentiez ou que vous ne le sentiez pas, sachez que dans le déguisement d'hier je me suis rendue, c'est-à-dire que la princesse Zeretel s'est rendue à Monaco avec sa cousine Mme Kondareff. La princesse tremblait un peu en entrant dans le tripot, d'autant plus qu'il y avait là Laurenti, Danis, d'Aspremont, etc. Comme la princesse, Mmes Kondareff, Bashkirtseff et Romanoff montaient en fiacre vers le casino, un autre fiacre les croisa contenant Larderei et Torlonia.

I had already been prepared to expand upon "this bizarre adventure" — the southern dusk, the fireflies, the apparition, the disappointment, and so on. The princess's entrance produced no effect other than that of a new face and an elegant, and perhaps somewhat giddy, woman. Her cousin spoke little and appeared to be doing the honours of the room. Nemekoff greeted Mme Kondareff; so did Mme Bouldakoff and all the regulars. Then someone asked who I was. Mme Kondareff said it was her cousin, the Princess Zeretel. (She does have a cousin of that name.)

J'étais déjà prête à m'étendre "sur cette aventure bizarre", le crépuscule du Midi, les lucioles, l'apparition, le désappointement etc. L'entrée de la princesse ne produisit d'autre effet que celui d'une nouvelle figure et d'une femme élégante et peut-être... évaporée. La cousine causait peu et avait l'air de lui faire les honneurs de la salle. Nemekoff a salué Mme Kondareff, Mme Bouldakoff aussi et tous les habitués. Puis on lui a demandé qui j'étais. Mme Kondareff dit que c'était sa cousine, la princesse Zeretel. (Elle a une cousine de ce nom).

I adore being incognito. It is delightful, yes — but also devilishly dangerous. You will say I throw myself into the fire for Alexandre. I would say so too, had I not done almost the same for others, or for nothing at all. The cousin was playing; the princess was watching Larderei — always with the same calm and complete pleasure, with the same quiet contentment as at Naples, with the same satisfaction as if she were gazing at her own face on a beautiful day. They had arrived at ten o'clock; the last train left at half-past eleven — so the princess spent an hour and a half under everyone's eyes, in a brilliantly lit room, head high, lips pursed. Larderei was already on the platform, walking briskly with his umbrella at shoulder arms, followed step by step and always at an equal distance by Séraphin. I no longer remember in which pantomime, which ballet, which vaudeville I saw such a pursuit — or was it a caricature: My Lord and his manservant. At last, My Lord and his manservant parted only when Mme Bashkirtseff seized My Lord and began to nearly run with him along the platform, astonishing all the regulars who understood nothing at all of this frenzy, or of this attachment to the new arrival.

J'adore être ainsi incognito. C'est adorable oui, mais aussi c'est diablement dangereux. Vous direz que pour Alexandre je me jette au feu. Je le dirais aussi si je n'avais pas fait presque la même chose pour d'autres ou pour rien. La cousine jouait et la princesse regardait Larderei, toujours avec le même plaisir calme et complet, avec le même contentement tranquille qu'à Naples et avec la même satisfaction que si elle eût regardé sa propre figure un jour de beauté. On était venu à dix heures, le dernier train partait à onze heures et demie par conséquent la princesse a passé une heure et demie sous les yeux de tous, dans une salle illuminée, la tête haute et la bouche pincée. Larderei était déjà sur la plateforme, marchant vite avec son parapluie en fusil, et suivi pas à pas et toujours à une distance égale de Séraphin. Je ne sais plus dans quelle pantomine, dans quel ballet, dans quel vaudeville, j'ai vu une course pareille; ou bien était-ce une caricature : Milord et son domestique. Enfin, Milord et son domestique ne se séparèrent que lorsque Mme Bashkirtseff s'accapara Milord et se mit à presque courir avec lui par la plateforme, étonnant tous les habitués qui ne comprenaient rien du tout à cette folie ou à cet amour pour ce nouvel oiseau.

I believe they were still debating the princess; in any case, I had the whole story recounted to me at home. He was introduced to my aunt, who, severe and solemn, told him that he did not know her — which was why he allowed himself such suppositions…

Je crois qu'ils discutaient toujours sur la princesse, d'ailleurs je me suis tout fait raconter à la maison. On le présenta à ma tante qui sévère et grave lui dit qu'il ne la connaissait pas, c'est pour cela qu'il se permettait de faire de pareilles suppositions...

Oh! If it had not been for the Jew! You know very well how it went with Bihovetz! Ah! The Jew of my heart… he must meddle in everything.

Oh ! si ça n'avait pas été le Juif ! Vous savez bien comment cela s'est passé avec Bihovetz ! Ah ! Juif de mon coeurrrr... Il faut qu'il se mêle à tout.

— Well then, said Larderei, to prove to me it is not she, invite me into the same carriage.

Enfin, dit Larderei, pour me prouver que ce n'est pas elle, invitez-moi dans le même wagon.

Maman invited him with alacrity. The princess, her cousin, and Mme Kondareff were already settled when Mme Bashkirtseff came to ask for two seats, which were granted at once.

Maman l'invita avec empressement. La princesse, sa cousine et Mme Kondareff étaient déjà installées lorsque Mme Bashkirtseff vint demander deux places, qu'on accorda aussitôt.

In any case there was nothing for it but to expose oneself bravely — if there was any way of throwing him off the scent, this was the only one.

Dans tous les cas il n'y avait plus qu'à s'exposer bravement, s'il y avait moyen de dérouter, c'était le seul.

[Written across the page: Well, but this Larderei must have been flattered to see that such things were done for his sake.]

[En travers: Eh bien mais ce Larderei devait être flatté de voir qu'on faisait de telles choses pour lui.]

— Princess, Mme Kondareff, said Mme Bashkirtseff — allow me to present the Comte de Larderei.

- Princesse, Mme Kondareff, dit Mme Bashkirtseff permettez-moi de vous présenter M. le comte de Larderei

Both ladies acknowledged the introduction. Mme Bashkirtseff tried to interpose herself between the princess and the count, but both made such a movement that she left them together. The princess with prodigious aplomb; the count like a man present on a curious errand. He made every sort of manoeuvre to provoke a betrayal — steering the conversation to episodes from Naples, muddling things, forgetting names — but the princess was startled only once: when he said that the young ladies had been alone at the fishing at Sorrento. She was offended by it. She also asked who Séraphin was, as the name was pronounced so often.

Les deux dames saluèrent. Mme Bashkirtseff voulut s'interposer entre la princesse et le comte mais tous deux firent un tel mouvement qu'elle les laissa ensemble. La princesse avec un aplomb prodigieux, le comte comme un homme qui est là pour une affaire curieuse. Il faisait toutes sortes de tours pour que l'on se trahit, mettant la conversation sur des épisodes de Naples, embrouillant les choses, oubliant les noms, mais la princesse ne s'étonne qu'une fois, c'est lorsqu'il dit que les demoiselles étaient seules à la pêche à Sorrento. Elle en fut choquée. Elle demanda aussi qui était Séraphin dont le nom était prononcé si souvent.

— He is my secretary, Madame.

- C'est mon secrétaire, Madame.

— He is his manservant! said Mme Bashkirtseff.

- C'est son domestique ! dit Mme Bashkirtseff.

— My intimate secretary, Larderei insisted. And at once: "Now there is one who knows his spelling."

- Mon secrétaire intime, appuya de nouveau Larderei. Et aussitôt : "En voilà un qui sait l'orthographe."

As he had asked Mme Bashkirtseff for a light, the princess asked him for one.

Comme il avait demandé du feu à Mme Bashkirtseff la princesse lui en demanda à lui.

He stared hard, and the princess did not conceal herself at all.

Il regardait fort et la princesse ne se cachait pas du tout.

Arrived at Nice the party separated with the customary courtesies, but as someone was in pursuit of Mme Kondareff and her cousin, they took a great many turnings through all manner of streets, frightened by every cab, while Mmes Bashkirtseff and Romanoff carried Alexandre off.

Arrivée à Nice la société se sépara avec les politesses d'usage, mais comme il y avait quelqu'un à la poursuite de Mme Kondareff et de sa cousine, elles firent trente-six détours par toutes sortes de rues effrayées du moindre fiacre, pendant que Mmes Bashkirtseff et Romanoff emmenaient Alexandre.

The princess rushed home like a madwoman, already half undressed on the way, for she needed to receive the others from the window.

La princesse est rentrée comme une folle et à moitié déshabillée déjà en route car il lui fallait recevoir les autres de la fenêtre.

[Written across the page: Alexandre says he prefers the telegraph to the post because the clerks correct one's spelling mistakes.]

[En travers: Alexandre dit qu'il aime mieux le télégraphe que la poste parce que les employés corrigent les fautes d'orthographe.]

[In the margin: (Request, once and for all, to pronounce and print names in full).]

[Dans la marge: (Prière une fois pour toutes de prononcer et d'imprimer les noms entiers).]

Fortunately they were five minutes late, so that — washed clean and dressed in white — I was at the window when Maman and my aunt arrived with My Lord and his manservant on the box.

Heureusement ils tardèrent de cinq minutes de sorte que débarbouillée et en blanc j'étais à la fenêtre lorsque maman et ma tante arrivèrent avec Milord et son domestique sur le siège.

— Not yet in bed! my aunt called out to me.

- Pas encore couchée ! me cria ma tante.

— Not yet, I replied — you took the keys; I have had no tea; you know that it is — who is that with you? Is that you, Walitsky?

- Pas encore, répondis-je, vous avez emporté les clefs, je n'ai pas eu de thé, vous savez que c'est... qui est avec vous ? C'est toi Walitsky ?

— It is the Comte de Larderei, said Maman.

- C'est le comte de Larderei, dit maman.

— No nonsense, if you please…

- Pas de bêtises, je vous prie...

— It is I, Mademoiselle, good evening, said Alexandre, bowing — still in the courtyard, just as I was still at the window!

- C'est moi, Mademoiselle, bonsoir, dit Alexandre en saluant, toujours dans la cour, de même que j'étais toujours à la fenêtre !

— Impossible!

- Pas possible !

— But yes, it is I.

- Mais oui, c'est moi.

— And how did this come about?

- Et comment cela se fait-il ?

He was already in the smoking room asking for the famous caricature about which he had been written to, when I came downstairs. Moreover he was drunk — as I had observed in the carriage.

Il était déjà dans le fumoir demandant la fameuse caricature dont on lui avait écrit, lorsque je suis descendue. Au surplus il était ivre ce dont je m'étais aperçue en wagon.

We said nothing in particular, but there were a few allusions between us — as if to amuse ourselves with the memory of very pleasant things.

On ne parla de rien en somme mais il y eut quelques allusions entre nous comme pour nous amuser au souvenir de choses très agréables.

Only this masquerade, these little deceptions, this perpetual intrigue have muddled my mind and I no longer know what I am saying.

Seulement cette mascarade, ces petits mensonges, cette intrigue perpétuelle m'ont embrouillé l'esprit et je ne sais plus ce que je dis.

The whole time in the carriage he talked as if I were prompting him with words — to make Mme Kondareff believe the story of his proposal and my refusal, and so on.

Tout le temps en wagon il a parlé comme si je lui soufflais les mots pour faire accroire à Mme Kondareff l'histoire de sa demande, de mon refus, etc.

All this will discredit me. With Larderei I do nothing else, and — what is curious — I reproach myself for nothing and repent of nothing. He seems to me so much a part of myself, one of our own, that I would confide everything in the world to him, certain of finding in him protection and support. Strange, is it not?

Tout cela va me déconsidérer. Avec Larderei je n'en fais point d'autres et, ce qui est bizarre c'est que je ne me reproche rien et ne me repens de rien. Il me semble tellement une partie de moi, un des nôtres que je lui confierais tout au monde, certaine de trouver en lui protection et aide. C'est étrange, n'est-ce pas.

He has invited himself to luncheon tomorrow, while complaining of Torlonia's tyranny — forever after him to keep him from coming here. Maman appears to be quite mad about him, and we laugh about it openly.

Il s'est invité à déjeuner pour demain tout en se plaignant de la tyrannie de Torlonia qui est sans cesse après lui pour l'empêcher de venir ici. Maman a l'air d'être folle de lui et nous en rions publiquement.

I have had repeated to me ten times everything I was unable to hear, and —

Je me suis fait répéter par dix fois tout ce que je n'ai pas pu entendre et me [...]