Diary of Marie Bashkirtseff

# Mercredi, 2 août 1876

While waiting for other joys, my hair has begun to fall out.

En attendant d'autres bonheurs, voilà que les cheveux me tombent.

Whoever has never experienced it cannot understand what pain it is to see one's hair falling out.

Qui ne l'a jamais éprouvé ne peut pas comprendre quelle douleur c'est de voir tomber ses cheveux.

Étienne telegraphs from Konotop — only today does he set out. Another twenty-four hours of Eydkühnen, if you please. A grey sky, a cold wind, a few Jews in the street, from time to time the noise of a cart, and anxieties of every kind in abundance.

Étienne télégraphie de Konotop, aujourd'hui seulement il se met en route. Encore vingt-quatre heures d'Eydkühnen s.v.p. Un ciel gris, un vent froid, quelques Juifs dans la rue, de temps en temps le bruit d'une charrette et des inquiétudes de tous genres à foison.

This evening my aunt wished to make me speak of Rome... It is a long time since I have wept — not from love, no — but it is from humiliation, at the memory of our life in Nice, in Rome, everywhere, that I wept this evening!

Ce soir, ma tante voulut me faire parler de Rome... Depuis longtemps déjà je n'ai pas pleuré, non pas d'amour, non, mais c'est d'humiliation au souvenir de notre vie à Nice, à Rome, partout, que j'ai pleuré ce soir !

It is not the loss of Pietro Antonelli that tears me apart, as you know — it is this thought: that they dared to judge me unworthy!!

Ce n'est pas la perte de Pierre Antonelli qui me déchire, vous le savez, mais c'est cette pensée qu'on a *osé me juger indigne ! !*