Diary of Marie Bashkirtseff

The weather is very fine. I take Maman, Dina, and Walitsky to the station — they are going to San Remo — then go to the Promenade alone. There is a crowd at the Flies' Narrows; just as I was turning left, near the Hôtel des Anglais, I caught sight of the devil. I call him the devil because the first time I saw him he seemed to me to resemble one — towering a head above everyone else in the middle of the Narrows. I wanted to turn back, but it was too late; I went on as far as London House, and then turned — by which time he was speaking to two young ladies in iron-grey tunics, rather pretty, whom I have noticed for some time. It seemed to me that the first time he saw me, but the second time, no. On reaching the Hôtel de Rome I had the carriage turned once more, but he had disappeared; so I went home, having nothing further to do. I come home cheerful and dreamy — but Leclerc arrives and stuffs me full of physics.

# Vendredi, 29 janvier 1875 Il fait très beau, je conduis maman, Dina et Walitsky à la gare, ils vont à San Remo, puis je vais à la Promenade, seule. Il y a foule au détroit des Mouches, au moment où je faisais tourner à gauche, près de l'hôtel des Anglais j'aperçus le diable. Je le nomme le diable parce que la première fois que je le vis il m'a paru y ressembler, au milieu du Détroit et dépassant d'une tête tous les autres, je voulus retourner, mais il était trop tard, j'allai jusqu'au London House et de là je retournai, alors il parlait à deux demoiselles vêtues de tuniques gris de fer, assez jolies, que je remarque depuis quelque temps. Il m'a semblé que la première fois il m'a vue, mais la deuxième, non. Arrivée à l'hôtel de Rome je fis tourner encore une fois mais il avait disparu, alors je rentrai, je n'avais plus rien à faire. Je rentre gaie et rêveuse, mais Leclerc vient et me bourre de physique.