Thursday, 3 September 1874
I was not yet dressed when Florence comes with her brother and their dog Glen, a very fine animal. [Crossed out: Then] The count also comes, whom I had ordered yesterday to find out the name of the very pale Englishman. Well, the very pale Englishman is none other than Doria's brother. Basilevitch comes too. Only at one o'clock do I persuade my aunt to go bathing. The Fosters come as well, and Merjeewsky carries my comb, my mirror, etc. Often, especially after reading about Louis XIV, I imagine myself a king. As, for example, today in the bathing cabin: it was raining and everyone stayed inside; I wanted to undress and had great difficulty restraining myself from rising and indicating the door with a gesture and a look. Going to bathe along the seawall, Doria comes towards us; I blushed, they say. Merjeewsky, seeing me blush, blushed too. "What luck!" my aunt murmured in my ear. Doria lowered his eyes. I almost never see his face; he is so tall that by the time my eyes rise to his face, they have been fixed on his person too long and I must lower them or turn them aside, and consequently see the sky. I am never angry when people joke, but on the contrary I willingly joke myself, especially before Merjeewsky. Since I am not in love with Doria [Crossed out: I laugh with] and he does not disgust me -- on the contrary -- and since he is a proper man, I laugh and invent and tell nonsense. Several times (the family) asked me whether I would marry Doria, and each time I replied, "This very minute" -- and it is the truth. I cannot imagine Doria is handsome; my aunt finds him very handsome. But of a person one sees often, of whom one always speaks, I could say nothing. The bath was deliciously cold. There was almost no one and it was raining. We lunch at the Plage with the Fosters; it rains so hard that to return we take a carriage. I go inside their rooms; Florence sings, I sing too. Then I go home. I do not dine until eight, and very badly. From there, without changing, I go to the ball with my aunt. We hide in a corner, but there we are found by Basilevitch, Count Barkowsky and the Fosters. Foster 2 proposes a stroll; I accept, being very pink -- all the more so because Doria, that hero, is here and one must pass before him. I am in a cloth dress, and despite this, people look at me a great deal; Doria himself looks at me. I take this stroll, during which I several times encountered Doria. Foster leads me near the door to watch the dances; Doria is there. We stroll through the antechamber; Doria too. We go back into the grand room; Doria too, and goes to sit down. I am very flattered; I was much looked at, and for this reason I shall in future have a good memory of Ostende. This town where I am bored will make itself missed. I regret Ostende on the eve of leaving. Because of this I have postponed our journey until Saturday. I shall miss Doria. But Walitsky forever prevents me from writing, coming to declaim verses about Doria.Je n'étais pas encore habillée lorsque vient Florence et son frère avec leur chien Glen, une fort belle bête. [Rayé: Ensuite] Vient aussi le comte auquel j'avais ordonné hier de savoir le nom de l'Anglais si blanc, eh bien l'Anglais si blanc n'est autre que le frère de Doria. Basilévitch vient elle aussi. A une heure seulement je décide ma tante à aller au bain. Les Foster viennent aussi et Merjeewsky porte mon peigne, ma glace etc. Souvent, surtout après avoir lu du Louis XIV je m'imagine roi. Comme par exemple aujourd'hui dans la cabine, il pleuvait et tous restaient dedans, j'avais envie de me déshabiller et j'eus beaucoup de peine à me retenir de ne pas me lever et leur indiquer du geste et des yeux la porte. En allant au bain sur la digue, Doria vient en face de nous, j'ai rougi à ce qu'on dit. Merjeewsky en me voyant rougir, rougit aussi. - Quelle chance ! murmura ma tante à mon oreille. Doria a baissé les yeux. Je ne vois presque jamais sa figure, il est si grand que jusqu'à ce que mes yeux se lèvent jusqu'à sa face je les ai eu trop longtemps attachés sur sa personne et dois les baisser ou les détourner et par conséquent voir le ciel. Je ne me fâche jamais quand on plaisante, mais au contraire je plaisante volontiers moi-même, surtout devant Merjeewsky. Comme je ne suis pas amoureuse de Doria [Rayé: je ris avec] et qu'il ne me dégoûte pas, au contraire, et qu'il est un homme convenable, je ris et invente et raconte des bêtises. Plusieurs fois on (*la famille*) m'a demandé si je voulais épouser Doria et chaque fois j'ai répondu *A la minute même* et c'est la vérité. Je ne puis me figurer que Doria est beau, ma tante le trouve très beau. Mais d'une personne que je vois souvent, dont on parle toujours, je ne saurais rien dire. Le bain était délicieux froid. Il n'y avait presque personne et il pleuvait. Nous déjeunons à la Plage avec les Foster, il pleut si fort que pour rentrer nous prenons un carrosse. J'entre chez eux, Florence chante, je chante aussi. Puis je rentre. Je ne dîne qu'à huit heures et fort mal, de là sans m'habiller je vais au bal avec ma tante. Nous nous cachons dans un coin, mais là sommes trouvées par Basilévitch, le comte Barkowsky et les Foster. Foster 2 me propose de faire une promenade, j accepte étant très rose. D'autant plus que Doria ce héros est ici et qu'il faut passer devant lui. Je suis en robe de drap, et malgré cela on me regarde beaucoup, Doria lui-même me regarde. Je fais cette promenade pendant laquelle plusieurs fois j'ai rencontré Doria. Foster me conduit près de la porte pour voir les danses, là est Doria, nous nous promenons dans l'avant-salle, Doria aussi, nous rentrons dans la grande, Doria aussi et va s'asseoir. Je suis très flattée, j'étais très regardée et pour cela à l'avenir aurai d'Ostende bon souvenir. Cette ville où je m'ennuie se fera regretter. Je regrette Ostende à la veille de partir. J'ai remis à cause de cela notre voyage jusqu'à samedi. Je regretterai Doria. Mais Walitsky m'empêche toujours d'écrire en venant déclamer des vers sur Doria.