Středa 15. března 1882
Hrozné na tom je, že ten strach, který postihl celý dům, mě rozrušil natolik, že jsem musela jít na procházku místo malování — neboť nevíte — od pondělí tomu je osm dní dělám obraz — rozkošné šestileté dítě, které jsem zachytila, jak nese nákup — a dělám ho tak jak je — a pózuje dobře — a šlo to výborně — každý den byl namalován kus — nikdy nic nešlo tak hladce — ani o tom jsem nemluvila z pověry — a hle — s jakýmsi soustředěním, jemuž malíři porozumí — začínám hlavu — dávši si bedlivý pozor, abych předchozí den nemalovala — a dobře odpočatá — a prásk.# Mercredi 15 mars 1882 Ce qu'il y a d'horrible c'est que cette frayeur que tout le monde a eu a la maison m'a troublee au point que j'ai du aller me promener au lieu de peindre, car vous ne savez pas depuis lundi il y a huit jours je fais un tableau, une enfant de six ans adorable que j'ai attrapee portant des provisions et que je fais telle quelle et qui pose bien et que cela allait tout a fait bien, chaque jour un morceau etait peint, jamais rien n'a si bien marche, je n'en parlais meme pas par superstition et voila que avec un recueillement que les artistes comprendront, je commence la tete, ayant eu bien soin de n'avoir pas la veille, bien reposee et crac.
J'au du aller en ville pour me remettre. Canaille d'homme, il est alle chez le vieux prince Karageorgevitch lui demander vingt francs et raconter que nous aurions voulu l'enterrer vivant et qu'on le ruine. Quelle sinistre infamie. Mais c'est ma tete qui en a souffert...