Deník Marie Bashkirtseff

Mercredi, 15 avril 1874

Jaký den tahanic, slz, mrzutostí, hádek!

Quelle journée de tiraillements, de larmes, d'ennuis, de gronderie !

Měli jsme jet do Janova a pak do Ženevy. Byla jsem nešťastná. Máma byla ve velmi veselé náladě a chtěla mě donutit, abych jela, takže jsem se bránila zuby nehty; říkala jsem ne, vždyť nevím ani kam, ani nač, ani s kým. Řekla jsem vše, co bylo možné říci, aby mi to bylo odporné, a nakonec, zcela vyčerpaná, jsem řekla, že pojedu. Teta Sophie, Stiopa, Georges, ta milá Machenka a Babanine jedou. Máma sehnala tři kupé, šla do města koupit váčky, já jsem nebyla vůbec potěšena a velmi nepříjemně naladěna a kromě toho jsem plakala. Když nastal čas k odjezdu, teta Sophie řekla: „Nikam se nepojedeme", a dobrá máma dodala: „Přece jsme si mysleli, že to Marie udělá radost." O půl jedné přijel Georges na nádraží ve Vintimille. Ale Stiopa, který měl přijet s mámou, zůstal tady, protože máma řekla, že byla nemocná, což rozhodně nebylo pravda. Georges tam viděl své, když Babanine a Machenka, které byly také tam, s pláčem a nářkem se vrátily do Nice. Co jsem ráda, že jsem nejela! Ó. jaký den, jaký život!

Nous devions aller à Gênes et puis à Genève. J'étais malheureuse. Maman était d'une humeur très gaie et voulait me forcer à aller, de sorte que je me défendais à coups de dents; je disais non, puisque je ne sais ni où, ni pourquoi, ni avec qui. Je disais tout ce qui était possible de dire pour que cela me fût odieux, et enfin, tout à fait épuisée, je dis que j'irais. La tante Sophie, Stiopa, Georges, la chère Machenka et Babanine y vont. Maman retint trois coupés, alla en ville acheter des sachets, je n'étais pas du tout réjouie et très désagréablement disposée et d'ailleurs je pleurais. Quand vint l'heure de partir, la tante Sophie dit: «On ne va nulle part», et la bonne maman ajouta: «Cependant nous pensions que cela ferait plaisir à Marie.» A une heure et demie Georges arriva à la gare de Vintimille. Mais Stiopa, qui devait arriver avec maman, est resté ici parce que maman dit qu'elle avait été malade, ce qui n'était certainement pas vrai. Georges y a vu du sien, quand Babanine et Machenka, qui y étaient aussi, retournèrent à Nice en pleurant et sanglotant. Que je suis bien aise de ne pas y être allée ! Oh, quelle journée, quelle vie !

Místo aby doprovázel mámu, Paul utekl do Monte-Carla s Lewitou, tam hraje, prochází se s herečkami, žije s kokotami. Ve čtrnácti letech! To je k předvádění za peníze.

Au lieu d'accompagner maman, Paul s'est sauvé à Monte-Carlo avec Lewita, là il joue, se promène avec des actrices, vit avec des cocottes. A quatorze ans ! C'est à montrer pour de l'argent.

Dina děla plány. Pět tisíc franků jen!

Dina faisait des plans. Cinq mille francs seulement !

S Dinou budeme žít na venkově, budeme mít kočár, koně.

Avec Dina nous vivrons à la campagne, nous aurons une voiture, des chevaux.

Postrádat peníze, jaká malost!

Manquer d'argent, quelle bassesse !

Měli bychom peníze. Oh! potřebujeme peníze.

Il nous faudrait de l'argent. Oh ! il nous faut de l'argent.

S pomocí Boží.

Avec l'aide de Dieu.