Deník Marie Bashkirtseff

# Mercredi 10 décembre 1873

Můj deník

Mon journal

zahájeno ve středu 10. prosince ukončeno ve čtvrtek 1. ledna 1874 patřící mně.

commencé le mercredi 10 décembre terminé le jeudi 1er janvier 1874 appartenant à moi.

Ulice du Temple, vila Baquis, Nice.

Rue du Temple, villa Baquis, Nice.

# Mercredi, 10 décembre 1873

První den mé nové éry! Mé neštěstí, můj první neúspěch. Jak je Bůh... ne, vždy dobrý a velký. Jsem dnes ráno ubohá; jako ve snu. V deset hodin hraji na klavír a nevím, jakou hloupostí si představuji, že v tomto okamžiku je oddávají, pustím se tedy do toho slavného pohřebního pochodu od Beethovena1. Opravdu se trápím pro nic

Premier jour de mon ère nouvelle ! Mon malheur, mon premier échec. Que Dieu est... non toujours bon et grand. Je suis misérable ce matin; comme dans un rêve. A dix heures je joue du piano et je ne sais par quelle bêtise j'imagine qu'en ce moment on les marie, je me mets donc à jouer cette célèbre marche funèbre de Beethoven. Vraiment je m'abîme pour rien, car je suis devenue laide et j'ai souvent des taches rouges ou une des joues brûlante et rouge. Et tout cela pour rien.

Jsem celá podivná a tak plachá, budu to na dlouho. Účinek, který na mě tato událost má, není náhlý a hrozný, není to jako když se udělá velká skvrna černého inkoustu, ale jako kdyby se vzalo totéž množství inkoustu a rozlilo se na celý povrch, který se nestává černým, ale pouze šedavým. Toto neštěstí mě nezabíjí, ale rozlévá se do celé mé bytosti, nepřipravuje mě o řeč ani o schopnost chodit

Je suis toute drôle, et si timide, je le serai pour longtemps. L'effet que produit sur moi cet événement n'est pas subit et terrible, ce n'est pas comme on ferait une grande tache d'encre noire, mais comme si on prenait cette même quantité d'encre et qu'on la répandait sur toute la surface qui ne devient pas noire mais seulement grisâtre. Ce malheur ne me tue pas, mais il se répand dans tout mon être, il ne m'ôte pas la parole ou les jambes, ou la vue, mais il me ternit, il m'obscurcit toute entière. Il m'a enlevé le principal, l'espérance et la confiance. Je ne vois plus tout en rose mais en gris.

Jsem velmi zvláštní, nechápu, co mám.

Je suis très étrange, je ne comprends pas ce que j'ai.

Jedu na koni, učitel jízdy2 pan James odjel a již se nevrací, ale tento stájník3 jezdí také dobře. Je mnoho lidí na promenádě, jdu k Howardovým, je to jejich den4, jistě nejdu na návštěvu, ale jen proto, že jsem nevěděla, kam jít. Nacházím jen Aggie, vstupuji do jejich studovny, piji sklenici vody, odpočívám si, pak se vrací Hélène a Lise. Okouzleny mým příchodem, bezpochyby, Hélène mi loupá pomeranč, všechny tři mě energicky líbají a já odcházím.

Je monte à cheval, le riding-master M. James est parti et ne revient plus, mais ce groom monte aussi bien. Il y a beaucoup de monde à la promenade, je vais chez les Howard, c'est leur jour, certes je ne vais pas en visite, mais seulement parce que je ne savais où aller. Je ne trouve que Aggie, j'entre dans leur étude, je bois un verre d'eau, je me repose, alors reviennent Hélène et Lise. Charmées de me voir, sans doute, Hélène me pèle l'orange, toutes les trois m'embrassent vigoureusement et je pars.

Je to odporné, projela jsem několikrát promenádou, nemám to ráda.

C'est dégoûtant, j'ai passé plusieurs fois par la promenade, je n'aime pas cela.

[Na okraji: (Lewin přijel)]

[Dans la marge: (Lewin est arrivé)]

V každém okamžiku si představuji, co se tam děje. Nejsem v Nice, jsem daleko, nevím kde. Všichni ti lidé, které vidím procházet, se mi nezdají živí, a přece každý z nich má radosti i žalosti. Jsem tam, snažím se představit si, co se tam děje, v každém okamžiku je sleduji, chci si představit, co se říká, kam se jde, všechen ten svět, ten obřad. Vidím je v kostele. Tak je tedy ženat, neboť v tuto hodinu je již ženat. Ženat! Nemohu tomu uvěřit. Sním. Je to hrozné. Nemohu uvěřit, že jsem tolik času toužila pro nic, že všechny mé naděje jsou zlomeny v jediném okamžiku, zkrátka se mi zdá, že je to nemožné

A chaque instant je me figurais ce qui se fait là. Je ne suis pas à Nice, je suis loin je ne sais pas où. Tous ces gens que je vois passer ne me semblent pas vivants, et pourtant chacun d'eux a et des joies et des chagrins. Je suis là, je tâche de me figurer ce qui s'y passe, à chaque instant je les suis, je veux m'imaginer ce qu'on dit, où on va, tout ce monde, cette cérémonie. Je les vois à l'église. Le voilà donc marié, car à cette heure il est déjà marié. Marié ! je ne puis le croire. Je rêve. C'est affreux. Je ne puis croire que j'ai désiré tant de temps pour rien, que toutes mes espérances soient brisées en un instant, enfin il me semble que c'est impossible, que c'est impossible, que ça ne peut pas être. Car je l'ai tant demandé, tant attendu ! Je rêve, c'est un rêve, au réveil j'irai à la promenade, je le verrai, je verrai sa voiture près de Gioia, je le verrai repasser encore une fois; puis je le verrai au Tir, il est toujours le même, mais non ! c'est fini ! Voilà c'est ce c'est fini que je ne puis comprendre ! Que je ne comprendrai jamais. Que je suis bête, que je m'inspire de pitié ! Que je suis misérable, pitoyable, détestable ! Je ne puis pas me supporter !

Objednávám zmrzliny, vracím se pro Cunegundinu lekci, ale nedělám téměř nic, pořád se směji a mluvím; je velmi spokojená, že jsem s ní mluvila. Při večeři jsem zpívala a Bête mi říká šeptem:

Je commande des glaces, je rentre pour Cunegunda mais je ne fais presque rien, je ris et je parle tout le temps; elle est très contente que j'aie parlé avec elle. J'ai chanté à dîner et Bête me dit tout bas :

- Nezpívejte, žení se, měla byste být v smutku.

— Ne chantez pas, il se marie, vous devriez être en deuil.

- Och! princezno, jaká hloupost.

— Oh ! princesse, quelle bêtise.

Opravdu jsem unavená rmoutit se a nechávám všemu volný průběh.

Vraiment je suis fatiguée de me chagriner, et je me laisse aller. Comme après une lutte, dans un cauchemar on ne peut plus se défendre, on se jette par terre et arrive ce qui arrive. Il m'est arrivé plusieurs fois de rêver qu'un ours me poursuit, je cours, je cours, je n'en puis plus et enfin je tombe et je me laisse dévorer, j'ai senti la gueule brûlante de la bête... c'est en ce moment que je me réveille. Mais hélas ! je ne me réveillerai pas. C'est une triste réalité.

A přesto tomu nemohu uvěřit! Zdá se mi, že se to všechno děje za hranicemi země, že... že nic nevím, jsem šílená. Já...

Et tout de même je ne le puis croire ! Il me semble que tout cela se passe au delà de la terre, que... que je n'en sais rien je suis folle. Je...

Jak je vidět, mé ubohé snahy vyprávět, co cítím, psát. Nemohla jsem nic říct, jsem příliš nešťastná. A nejlepší způsob, jak vyjádřit, co cítím, popsat, v jakém jsem stavu, by bylo nenapsat vůbec nic.

Comme on voit, mes misérables efforts pour raconter ce que je sens, pour écrire. Je ne pouvais rien dire je suis trop malheureuse. Et la meilleure manière d'exprimer ce que je sens, de décrire en quel état je suis, serait de ne rien écrire du tout.

Poznámky

V originále francouzsky: "marche funèbre de Beethoven" - Pohřební pochod z Klavírní sonáty č. 12, op. 26
Pozn. překl.: V originále anglicky: „riding-master"
Pozn. překl.: V originále anglicky: „groom"
Jejich "jour" - přijímací den, kdy rodina přijímá návštěvy