Deník Marie Bashkirtseff

Vendredi 27 juin 1873

Dnes poprvé vstávám v půl šesté v novém domě. Dobře jsem pracovala, jsem se sebou spokojená. Jak je člověk šťastný, když je se sebou spokojen — vše ostatní je pak jedno! Vše se zdá dobré a člověk je šťastný. A když pomyslím, že mé štěstí závisí na mně — stačí jen dobře studovat, to jest dělat, co mám. Tajný hlas mi říká, co mám dělat, a já ho také jednou nebo dvakrát poslechnu. Nicméně jsem ho umlčela. Co mě to stálo! Ale už to nikdy neudělám. Stačí se nechat jít a člověk je ztracen. Bůh mě chraň!

Aujourd'hui, pour la première fois je me lève à cinq heures et demie dans la nouvelle maison. J'ai bien travaillé, je suis contente de moi. Comme on est heureux lorsqu'on est satisfait de soi-même, peu importe tout le reste alors ! On trouve tout bien et l'on est heureux. Et quand je pense que mon bonheur dépend de moi, je n'ai qu'à bien étudier, c'est-à-dire faire ce que je dois. Une voix secrète me dit ce que je dois, aussi je l'écoute toujours une ou deux fois. Cependant, je l'ai fait taire. Combien cela m'a coûté ! Mais je ne le ferai plus jamais. Il n'y a qu'à se laisser aller et l'on est perdu. Dieu me garde !

I dnes jsem se koupala v moři. Bylo tam množství lidí. Celá niceská smetánka. Namočila jsem si vlasy pro tu velkou příležitost. Není co říct — byla jsem hrdinkou mezi plavci. Durandovi tam byli, představila jsem Paula.

J'ai pris encore aujourd'hui un bain de mer. Il y avait une quantité de monde. Tout le beau monde niçois. J'ai mouillé mes cheveux pour cette grande occasion. Il n'y a rien à dire que j'étais l'héroïne parmi les nageurs. Les Durand étaient là, j'ai présenté Paul.

Měli jsme u večeře hosty — pan Orginko, kněžna Galicynová, paní Anitčkovová a nevím kdo ještě (bílé šaty). Všichni jsou ke mně tak hodní; jsem tak spokojená, šťastná, že se líbím — zvláště ženám.

Nous avions du monde à dîner, M. *Orginko*, la princesse Galitzine, Mme Anitchkoff et encore je ne sais qui (robe blanche). Tout le monde est si bon pour moi; je suis tellement contente, heureuse de plaire, surtout aux femmes.

Po večeři přišli Daniloff, Chalchionoff, paní Teplakoffová s dětmi. Zůstali jsme celý večer v zahradě — je tu tak příjemně, nikdy nejsme sami.

Après dîner vinrent Daniloff, Khalkionoff, *Mme Teplakoff* avec ses enfants. On restait toute la soirée au jardin, c'est si bien ici, nous ne sommes jamais seuls.

Já a Dina jsme na pár minut vyjely kočárem. Chtěla jsem vidět náš milý příbytek, když tu kolem projíždí fiakr — dáma s malou dívkou. Dina vykřikne:

Moi et Dina, nous sortîmes pour quelques minutes en voiture. Je voulais voir notre chère demeure, lorsqu'un fiacre passe, une dame avec une petite fille. Dina s'écrie :

— Tam je Gioia! Ujišťuji tě!

- Voilà Gioia ! je t'assure !

Otočily jsme se, obě jsme ji chtěly vidět — je tak dávno, co jsem někoho viděla, že bych byla moc ráda ji potkala. Ale náš drahý Dominique nás veze, jako by vezl mléko

Nous avons tourné, toutes deux, nous voulions la voir, il y a si longtemps que j'ai vu quelqu'un que je serais très contente de la voir. Mais notre cher Dominique nous mène comme du lait, nous ne pouvions la rattraper. L'aurait-elle chassé ? Je n'y comprends rien. Elle a sans doute trouvé un grand nombre d'adorateurs plus riches en Russie. Elle était une nouveauté là-bas. Et le duc de Hamilton, pauvre bête ! je le plains. Il ira se traîner chez elle comme Simonoff, au dernier rang. Elle daignera peut-être lui accorder son amitié. Elle devra être généreuse ! Je l'envie parce qu'il l'aime et j'envie aussi sa beauté; ou plutôt son "être à la mode et plaire" ! Je pensais... je voulais dire quelque chose... je voulais dire ce qui me plaît et pourquoi telle ou telle personne me plaît. J'ai trouvé que tout ce que je pense beau, tout ce qui est beau doit lui ressembler. Enfin je suis bête mais je reviens toujours à lui. Il me plaît tant que je ne puis rien imaginer de mieux. Partout je cherche des ressemblances, je n'en trouve pas. Il est unique.