Deník Marie Bashkirtseff

Jeudi 12 juin 1873

Dnes jsem dobře pracovala, jsem celý den spokojená a hrdá na své chování. Nebyl jediný den přílišného vedra; dnes trochu pršelo, den je rozkošný, trochu šedý, ale chybí ta svěžest, jaká je na severu po letním dešti.

J'ai bien travaillé aujourd'hui, je suis contente pour toute la journée et fière de ma conduite. Il n'y avait pas un seul jour de chaleur excessive, aujourd'hui il a un peu plu, la journée est délicieuse, un peu grise, mais il manque cette fraîcheur qui existe au nord, après une pluie d'été.

Včera ve vlaku oslovil mámu a tetu jakýsi Rus, mluvil s nimi velmi podivným způsobem a dnes se představil. Podle jeho včerejšího rozhovoru s mámou to musí být špatný člověk. Vychloubá se, říká podivné věci. Je to buď člen tajné policie, nebo špión Třetího oddělení

Hier en wagon un Russe accostait maman et ma tante, leur parlait d'une manière très originale, et s'est présenté aujourd'hui. D'après sa conversation d'hier avec maman ce doit être un vilain. Il se vante, dit des choses bizarres. C'est ou un membre de la police secrète ou un espion de *la 3e [section]* ou un des *Netchaïeff *. Il est étrange et me répugne. La chose la plus étrange du monde c'est qu'il est arrivé suvi d'un garçon portant des gâteaux et encore je ne sais quoi. Maman n'a pas assez de caractère pour remettre quelqu'un en place et a pris cela en riant. Elle a ce faible, elle ne distingue pas trop avec qui elle parle dans les wagons, à la roulette. Jamais je ne lierais conversation avec un inconnu. Je suis comme les Anglais, il ne faut pas d'ailleurs être Anglais pour agir avec du bon sens. Cet homme reste très longtemps, cela m'irrite, je prends tout à cœur et cela me nuit beaucoup. Pour couronner mon horreur ! Ah c'est trop ! on le ramène en notre voiture !!! Un homme qu'on voit pour la première fois. Et si étrange ! Eux-mêmes le soupçonnent être quelque traître, espion ou pire et n'ont pas la force de s'en débarasser. On s'en repentira ! C'est un homme dangereux ! Il va nous causer quelques ennuis ! Oh ! mon Dieu combien j'ai à souffrir de la faiblesse, de la bonté et de la confiance de maman !-!!!?!!!!!

Jely jsme do vily Audiffret, ale žádají sedm tisíc franků — za tu cenu se dá mít byt na Promenádě. Takže zase nic! (Cestovní šaty.)

Nous allâmes villa Audiffret mais on demande sept mille francs, on peut avoir à la Promenade pour ce prix. C'est donc dérangé et encore rien ! (robe de voyage).

Po obědě jsem šla mluvit s vévodkyní — chtěly jsme mít ten byt ještě na měsíc. Nemůže. U oběda jsme mluvily o sňatku, o citech atd. Říkala jsem, že poctivá dívka nemůže milovat ženatého muže, a to je mé přesvědčení; nikdy v životě mě nenapadne, že by se mi mohl líbit ženatý muž — like, ano, love nikdy.1 Markevičová říkala, že je to jedno. Je to žena bez zásad, ťulpas. Tak jí říkám: Jestli se vám bude líbit kočí, budete ho milovat?

Après dîner je suis allée parler à la duchesse, nous voulions avoir cet appartement, encore pour un mois. Elle ne *peut* pas. A dîner nous parlions du mariage, des affections etc. Je disais qu'une honnête fille ne peut aimer un homme marié, et c'est ma conviction; jamais de ma vie je n'aurai l'idée qu'un homme marié peut me plaire; like, oui, love jamais. Markevitch disait que c'est égal. C'est une femme sans principe, c'est une péronelle. Alors, lui dis-je, si le cocher vous plaît vous l'aimerez ?

(To když říkala, že člověk může milovat kohokoliv.)

(quand elle disait qu'on peut aimer n'importe qui).

— Ano! Zajisté, pokud se mi zalíbí.

— Oui ! sans doute, s'il me plaît.

Byla jsem za ni trochu v rozpacích. Pro mě muži pod mým postavením neexistují. Nejsou to muži, ale stroje, které nám slouží. Markevičová říká:

J'étais un peu confuse pour elle. Pour moi les hommes au-dessous de ma position n'existent pas. Ce ne sont pas des hommes mais des machines qui sont à notre service. Markevitch dit:

— Pro tebe není nic, pokud to není vévoda!

— Pour toi tout n'est rien si ce n'est un duc !

Na ta slova, ze strachu, že zrudnu, jsem vstala, abych ji uhodila ubrouskem, a říkala jsem jí:

A ces mots ayant peur de rougir je me suis levée pour la battre avec la serviette en lui disant :

Mlč, Solominko, jsi hloupá! Opravdu hloupá!

— *Tais-toi, Solominka, tu es bête ! vraiment bête !*

Máma a teta se na to dívaly a usmívaly se shovívavě. Tuší.

Maman et ma tante ont regardé cela souriant *avec indulgence*. Elles se doutent.

Večer u Howardových. Našly jsme tam Giněvovy. Dcera je velmi milá, podává ruku velmi upřímně. Myslím, že mluví jen anglicky; prohodily jsme pár slov. Odešly.

Le soir chez les Howard. Nous y trouvâmes les Ginew. La fille est très gentille, a une manière de donner la main très franche. Elle ne parle je crois que l'anglais, nous avons dit quelques mots. Elles partirent.

Howardovy se daly do vyprávění o Butovských a jejich chlapcích — favoritech, jak jim říkají. Každá má jednoho či několik favoritů, dopisy, tajemství atd. atd. To jsou ale pořádné drbny, ta Lise a Aggie — chlapci také, ale ustupují dívkám. Pan a paní Howardovi a Hélène přijíždějí v sobotu. Butovské a malá Skarjatinová jsou velmi komické se svými láskami a chlapci a favority. Jaká hrůza! Nina Bellotti má za favorita — a koho? Svého plavčíka!

Les Howard se mirent à raconter des histoires des Boutovsky avec leurs garçons, *favoris* comme elles disent. Chacune a un ou plusieurs favoris, des lettres, des secrets etc. etc. Elles [sont] de fameuses langues Lise et Aggie, les garçons aussi mais ils font place aux filles. M. et Mme Howard et Hélène arrivent samedi. Les Boutovsky et la petite Skariatine sont très drôles avec leurs amours et leurs garçons et favoris. Quelle horreur ! Nina Bellotti a pour favori, et qui ? Son baigneur ! C'est horrible !

Jak bych chtěla jet do Vídně! Ach! Nechte mě tam jet! Bože, učiňte to!

Que je voudrais aller à Vienne ! Oh ! faites-moi y aller ! Mon Dieu faites cela !

Poznámky

Líbit se — ano, milovat — nikdy. (angl.)