Deník Marie Bashkirtseff

Julian est venu hier au soir, il me croit bien malade, je l'ai bien vu a sa gaiete un peu affectee. Quant a moi je suis dans une affliction profonde. Je ne fais rien et mon tableau ! Mais surtout de ne rien faire ! Comprenez-vous ce desespoir, rester la les bras ballants ! Pendant que les autres travaillent, font des progres, preparent leurs tableaux. Je croyais que Dieu m'avait laisse la peinture, et je m'y etais enfermee comme dans un supreme refuge. Et voila qu'elle me manque et que je ne puis que m'abimer les yeux a force de larmes.