Mercredi 16 juillet 1879
Je suis extraordinairement lasse. On dit que la fièvre typhoïde commence comme cela. Je fais de mauvais rêves. Si j'allais mourir. Et je suis tout étonnée de n'être pas effrayée de mourir. S'il y a une autre vie elle sera certainement meilleure que [celle que j'use ici bas].
Et s'il n'y a rien, après la mort... il y a d'autant plus lieu de ne rien craindre et de désirer voir finis des ennuis sans éclats et des tourments sans gloire.
Il faut que je fasse mon testatmenet. [J'ai commencé] à travailler à huit heures du matin et vers cinq heures je suis si fatiguée que ma soirée est perdue. Pourtant il faut que j'écrive mon testament. J'y penserai ce soir.