Samedi 1er juin 1878
Ce n'est pas un malheur pour la postérité mais cela m'empêche de me faire comprendre.Yorke vient nous prier d'aller ce soir au bal avec elle et d'avoir des invitations. Si ce n'est pour ce soir ce sera pour un autre, je vais chez Caroline et en trois heures de temps elle me fait une robe dans laquelle j'ai l'air d'etre enveloppee d'un nuage. Tout cela est une piece de crepe anglais qu'elle drape sur moi et qui me rend mince, élégante, longue. Le haut du corsage est limité par le liseré même du crêpe qui adhère à la peau. Un large ruban à la taille serré par l'éternelle boucle en cuivre. Sur la traîne on a jeté un grand bouquet de roses blanches.
Les Lacon et Foster ont dîné chez nous.
Ma tête n'était pas très bien mais le pied peint avait du bon.
Je lis mes livres de magnétisme. Après tout ce qui me plaît le plus ce soir c'est aller me coucher et penser en m'endormant à quelque chose d'amusant.
Je suis jalouse de Breslau, elle ne dessine pas du tout comme une femme. La semaine prochaine je travaillerai tant que vous verrez... Les après-midi seront consacrées à l'Exposition et au Salon. Mais l'autre semaine... je veux bien dessiner et ce sera.
Berthe m'écrit.