Jeudi 2 mai 1878
L'après-midi j'ai parcouru l'exposition avec Schaeppi.Qu'en dire encore que la République française n'est pas un gouvernement d'ordre et d'économie ! On a semé des pierres affreusement aigües sur les chemins, les étrangers vont arrangés, cela avec leurs pieds; Les chemins seront pavés pour rien, les pieds meurtris et les chaussures déchirées, vous voyez d'ici l'économie des pavés et le profit des arts, les pédicures, et du commerce des cordonniers. Nous avons visité les Beaux-Arts, du moins ce qui est ouvert. Il est vraiment ridicule d'ouvrir une exposition quand il n'y a encore rien de fait.
Berthe écrit. Yorke est venue.
Cassagnac s'est conduit comme un cochon; nous comptions tellement sur lui que nous n'avons rien à nous reprocher.
Un animal qui a profité de l'occasion pour embrasser des femmes, voilà tout et pas du tout un frère, ni un amoureux. Cette soirée lui a fait beaucoup de tort à mes yeux, et à moi aussi aux siens.