Jeudi 3 janvier 1878
Berthe, c'est mon cauchemar ! Elle m'a fait encore promettre de la venir prendre. Une femme nue posait.J'ai de nouveau passé la plupart du temps à lui donner une leçon.
Elle veut absolument revenir demain. Donc cela ne l'a pas trop choquée, pourtant elle est sortie de la chambre lorsque Julian est entré et que la femme nue était sur la table.
Elle ne fait que me parler d'ambassades et du monde et m'invite à venir aux sauteries de l'ambassade japonaise. Puis aux bals du prince de Hohenlohe, ambassadeur d'Allemagne.
— Je ne les connais pas.
— Faites-vous présenter par votre ambassadeur.
— Chère Berthe ce serait inutile, ni maman ni ma tante n'iront nulle part. Grand-papa est trop malade et elles n'aiment pas le monde. Elles seraient effrayées à la seule idée d'aller à ces grands bals ou de se créer des relations et maman dirait tout de suite que : mon père est si malade et au lieu de le soigner je sortirais oh ! non. Vous autres jeunes filles c'est différent, c'est votre grand-père et puis vous êtes jeunes, vous ne pouvez pas vous sacrifier.
— Mais alors vous viendrez avec moi et ma sœur ?
— Je ne sais même pas, mais je crois que cela se pourrait faire.