Deník Marie Bashkirtseff

Le petit Zurlo nous a menées chez le peintre napolitain... Tofano, qui loge dans la même maison que nous. Pendant que nous y étions, est arrivé un autre peintre tout aussi napolitain, Vienelli élève de Julian. Ce qui est étonnant c'est que Julian leur ait parlé de moi... Je suis si faible encore, je ne sais rien... oui mais je promets.
Je crois que je les ai étourdis pour ne pas dire un autre mot plus flatteur pour moi. On a causé de tout, de Naples, de son exposition, et de mille choses qui en ressortaient et n'en ressortaient pas.
Le petit Zurlo est parti à onze heures et demie.
J'ai quand même été le soir à l'atelier, Robert-Fleury y était. Je suis fatiguée et suis trop bonne vraiment de vous écrire ce jour. Car j'ai à lire une page de l'Evangile et à dire ma prière, ce que je fais tous les soirs avec une régularité que rien n'altère. Pour cela et pour les détails de mon coucher et de mon lever je suis régulière comme une pendule suisse, à quelque heure que je me couche.