Deník Marie Bashkirtseff

## Lundi 25 décembre 1876
Que ne sais-je dire toutes les belles choses qu'elle me fait penser et que tant d'autres ont dites tant de fois et d'une façon si charmante. Citer le mot de quelque grand homme, un nom fameux, la marche d'une légion quelconque... et ça aurait de suite un petit, c'est-à-dire un grand air intéressant. J'étais si occupée à reconnaître les lieux que la tête de notre train était déjà sous le toit vitré de la gare que je cherchais encore le toit peuplé de Saint-Jean de Latran. L'ambassadrice d'Espagne était là, venue à la rencontre de quelques dames; je détournai la tête lorsqu'elle me reconnut, j'étais honteuse de venir à Rome... il me semble qu'on m'y regarde en... intrus.
Nous descendons au même hôtel, dans le même appartement, je monte l'escalier et m'appuie, ayant monté, sur la boule de verre du coin de la rampe, comme je m'étais appuyée le soir de l'insulte. Je jette un regard... contrarié à la porte de l'escalier secret et je viens occuper la chambre de damas rouge. Le croirait-on ? Avec la pensée de faire de nouveau usage de son issue dérobée. [En travers: Je suis sortie, avec des habits foncés, au bras de mon père, en pleine foule de Noël au milieu du Corso, à pied. Tout le long du chemin je n'ai fait que rougir et craindre une rencontre. Ô Rome ! La vie ! Rome, enchantement, joie, paix et trouble. Rome.] [//]: # ( 2025-07-22T22:32:00 RSR: Entry extracted from book 9 raw carnet, lines 8130-8145. Marie's Christmas Day arrival in Rome is charged with literary consciousness - she wishes she could cite "le mot de quelque grand homme" about the Roman countryside. Her intense focus on recognizing landmarks shows deep emotional connection. The shame when spotted by the Spanish ambassador reveals her awareness of scandal following her. Returning to the same hotel and apartment triggers traumatic memories - the glass ball where she leaned "le soir de l'insulte," the secret staircase door. Yet she considers using the hidden exit again, showing unchanged patterns. The marginal note captures her Christmas walk through the Corso crowds with father - constant blushing and fear of encounters balanced by her ecstatic cry "Ô Rome ! La vie ! Rome, enchantement, joie, paix et trouble." The contradictions - shame yet joy, fear yet enchantment - perfectly capture her complex relationship with the city that represents both her highest aspirations and deepest humiliations. )