Journal de Marie Bashkirtseff

Que Dieu me bénisse si je sais... oui, Doenhoff a dîné hier chez nous et j'ai même été jolie... Ce monsieur comme vous le savez cherche à se remarier avec une demoiselle riche et je lui plais assez. Mon Dieu si on lui donnait une ambassade à Paris ou à Rome, je voudrais bien... Madrid et Londres passent encore. Mais vivre en Prusse à la Cour de ce Prince Charles ou à celle de l'Empereur.... Ça ne me va pas avec un mari comme Doenhoff.
J'ai des lettres d'Abaza et de Florence chez laquelle je ne vais décidément pas, je préfère l'Exposition et le reste... l'atelier. Mais vous avez dû trouver là une lettre de Mouzay qui est curieuse pour moi et presque précieuse, car c'est une femme intelligente quoique commune et folle.