Jeudi, 25 juillet 1878
Berthe m'écrit que Julie de Benkendorff s'est suicidée. Vous vous souvenez de cette Julie, cette folle, mariée à un secrétaire d'Ambassade, menant un train d'enfer pendant dix-huit mois, puis vente de tous les meubles, huissiers, départ du mari pour l'armée, de la femme pour Paris où elle veut entrer au théâtre, scandales, misères et enfin un coup de revolver à Boulogne.
Le Dr. Michel dit à maman qu'on va imprimer dans "L'Evènement" quelque chose de joli sur Cassagnac et sur sa femme comme quoi elle aurait été la maîtresse de Clément Laurier... Clément Laurier, vous vous souvenez bien qui prêtait sa femme à Gambetta pendant que celui-ci était Dictateur et qui a fait cette énorme fortune... une espèce d'on ne sait trop quoi, orléaniste je crois.
Madame Antonsky est une femme à ménager. Elle, Mme Doubelt et la princesse Galitzine me seront très précieuses si je vais jamais chercher fortune à Pétersbourg, ce qui n'est pas impossible. C'est une bonne réserve pour l'avenir.
Oui, mais tout cela plus tard, en attendant je vais peindre. [//]: # (2025-08-22T10:20:00 RSR: Shocking news of Julie de Benkendorff's suicide after diplomatic scandal and theatrical ambitions shows the dangers facing unconventional women. Marie's strategic cultivation of Russian connections (Antonsky, Doubelt, Galitzine) for potential St. Petersburg career demonstrates her pragmatic social calculation. The scandalous gossip about Cassagnac's wife being Clément Laurier's mistress (Laurier who allegedly "lent his wife to Gambetta") reveals the sordid political-sexual networks of Third Republic France.