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Vendredi, 26 juillet 1878
Tout le monde a été à Francfort pour voir partir M. Rembelinsky. Je tousse encore mais ma voix paraît forte et claire. J'ai chanté ce soir et il y a eu une foule sous mon balcon. Il y a deux ménages russes, de Pétersbourg, très-chic.
[En travers : Mais à Soden on écouterait un chat.] Pensez donc Tomachewsky m'a demandé hier qui a chanté chez nous et ne voulait pas croire que ce fût moi; ce devait être Mme Abaza, dit-il, vous n'avez pas la voix aussi forte ! Le malheureux, il ne sait pas quelle voix j'avais, bien que être prise pour Mme Abaza pour la force soit bien flatteur, surtout pour moi qui ai la souplesse et le charme. Soden me ferait-il vraiment du bien ? Ce pauvre cher Walitsky. Nous nous rencontrons vingt fois par jour avec les princes mais je ne les distingue pas des arbres du parc et des ânes qui stationnent à l'ombre de ces arbres.