Mardi, 26 janvier 1875 0 Gioia ! Ma belle Gioia ! si tu savais quelle joie j'ai de te revoir ! Elle est toujours belle et enfin à Nice, un instant j'ai pensé que ce n'est pas 1875, mais 1873. Je vais à la musique avec Dina (gris, bien mais pâle). Il y a bien du monde et on se sent bien, voilà l'apogée de la saison, encore un jour et commence le déclin. Nous allâmes dans plusieurs endroits dire de ne pas faire crédit à mon honorable frère. Spa et Gericke me font rêver depuis deux jours, mais, dès ce soir les rêveries au diable, demain les Courses, demain Belona, après-demain le Tir aux pigeons, j'ai passé celui d'aujourd'hui mais à l'autre il faut que j'aille. Oh ! les deux belles journées, pourvu qu'elles réussissent et pour ces deux jours je consens à m'ennuyer neuf mois, trois à Nice, deux en Russie et quatre de nouveau à Nice, après quoi nous irons à Rome et j'irai dans le monde ! [Dans la marge: Flûte !]