Diary of Marie Bashkirtseff

Bojidar comes to tell us about his evening at Mme Cartwright's — the first person he saw there was Gervex busy running Bastien down, so he believes it is Gervex [who wrote the verses]. Villevieille and Claire being at luncheon with us, our Bojidar sings us those couplets; he had scattered them at Cartwright's, and he pronounced the name "Adolphe" in front of Gervex... without it having any effect on him... "Adolphe" makes everyone double over with laughter, for they picture Bastien hiding behind the name Adolphe...

Bojidar vient raconter sa soirée chez Mme Cartwright, la première personne qu'il y a vu c'était Gervex entrain de débiner Bastien, de sorte qu'il croit que c'est lui Villevielle et Claire étant à déjeuner avec nous notre Bojidar nous chante ces couplets, il les a semés chez Cartwright, et il a prononcé le nom d'Adolphe devant Gervex... sans que ça lui fasse de l'effet... Adolphe fait que tout le monde se tord, car on se figure Bastien, se cachant sous le nom d'Adolphe...

I was still singing those fine stanzas towards six o'clock when the archytecht [sic] arrived — this good fellow brings me a drawing he has made, representing the hat of... His hat. How touching. Jules's hat! So I tell him it is too late, for I no longer love him!

Je chantais encore ces belles strophes vers six heures lorsqu'est arrivé l'architèque [sic], ce bon garçon m'apporte un dessin fait par lui et représentant le chapeau de... *Son* chapeau. C'est touchant. Le chapeau de Jules ! Alors je lui dis que c'est trop tard car je ne l'aime plus !

— And to think he never knew anything of that love! cries the brother.

— Et dire qu'il n'a jamais rien su de cet amour ! s'écrie le frère de lui.

[Blacked out: .No], but do you know that quite seriously this rascal of a brother keeps and has always kept for himself all the written and spoken provocations meant for the other. It is vexing, and at the same time consoling.

[Mots noircis: .Non], mais savez-vous que très sérieusement ce chien de frère garde et gardait pour lui toutes les agaceries écrites ou parlées destinées à l'autre. C'est agaçant et en même temps consolant.

— I should never be done, he says, if I told him all these mad things — you say nothing but horrors about him, you call him heartless, a shrivelled old man, an egotist, a Jesuit, a wretch, a vile creature, a vain fool... and since he has a very good opinion of you, I don't want to spoil that.

— Je n'en finirais pas, dit-il, si je lui disais toutes ces folies, vous n'en dites que des horreurs, vous le traitez de sans-cœur, de vieux ratatiné, d'égoïste, de jésuite, de misérable, d'ignoble nature, de vaniteux, de... et comme il a très bonne opinion de vous je ne veux pas gâter ça.

So all those pretty quarrels were destined to die in the vast bosom of the architect...

Ainsi, toutes ces jolies querelles étaient destinées à mourir dans le vaste sein de l'architecte...

I feel as if I have made a journey to Damvillers — he has told us so much: plans for paintings, his way of life; he does nothing in secret, he has not forbidden talk, he has not... If he did not invite us to see the Concarneau studies, it is because he never invites anyone; he would even think it pretentious to invite people to see a few studies done anyhow at Concarneau, where he had gone to rest, and that in any case the very cordial welcome he received in our home [Crossed out: ought to have] dispensed with such formalities of its own accord; he would have been delighted had we come, etc. And that even for his great paintings he never invites anyone — he merely tells his humble brother to inform a few friends...

Il me semble que j'ai fait un voyage à Damvillers, il nous a tant raconté, les projets de tableaux, le genre de vie, il ne [perpètre] rien dans l'ombre, il n'a pas défendu de parler, il n'a pas... S'il ne nous a pas invités à voir les études de Concarneau c'est qu'il n'invite jamais personne, il penserait même que ce serait prétentieux d'inviter pour voir quelques études faites n'importe comment à Concarneau où il était allé se reposer et qu'enfin la façon très bienveillante dont il était reçu chez nous [Rayé: devait] supprimait d'office ces cérémonies, il aurait été enchanté si nous étions venus etc. Et que même pour ces grands tableaux il n'invite jamais personne, il dit seulement à son humble frère de prévenir quelques amis...

But here is something more significant: when his brother told him about my painting, he said: why didn't you tell me in Paris — I would have come to see it.

Mais voilà qui est plus sérieux, lorsque son frère lui a parlé de mon tableau, il lui a dit: pourquoi ne me l'as-tu pas dit à Paris j'aurais été voir ça.

— And I had told him nothing about it in Paris because if he had come, you would have hidden everything from him as usual; he knows nothing of what you do except your Salon. You turn your canvases face to the wall — do you know that he will never want to see your painting again if you do that!

— Et je ne lui avais rien dit à Paris parce que s'il était venu, vous lui auriez tout caché comme d'habitude, il ne sait rien de ce que vous faites sauf votre Salon. Vous retournez vos toiles enfin, savez vous qu'il ne voudra plus jamais voir votre peinture si vous faites cela !

— He will, if I wish it, if I ask him for advice.

— Il voudra, si je veux, si je lui demande des conseils.

— He will always be delighted to give it...

— Il sera toujours ravi de vous en donner...

— But I am not his pupil, alas...

— Mais je ne suis pas son élève, hélas...

— And why not? He would ask for nothing better; he would be very flattered if you consulted him and he would give you disinterested advice — sensible advice, in short, for his judgment is very sound, without prejudice... And he would be happy to have an interesting pupil; believe me, he would be very flattered and very pleased.

— Et pourquoi ? Il ne demanderait pas mieux, il serait très flatté si vous le consultiez et il vous donnerait des conseils désintéressés et enfin des conseils de bons-sens, car il a un jugement très juste, sans parti-pris... Et il serait heureux d'avoir une élève intéressante, croyez-moi, il serait très flatté et très content.

Enough, is it not? And you know that when it comes to Jules, the architect does not joke — it is sacred.

Assez n'est-ce pas ? Et vous savez que lorsqu'il s'agit de Jules, l'architecte ne plaisante pas, c'est sacré.

Well, it pleases me, greatly.

Eh bien ça me fait plaisir, beaucoup.

And under this pleasant impression I start up a string of those maddening running jokes unworthy of a serious woman; they give the architect a headache, and he says his brain is becoming like vinegar viewed under a microscope — it churns, it rushes, it spins, one is driven mad.

Et sous cette bonne impression je commence des scies agaçantes et indignes d'une femme sérieuse; ça donne mal à la tête à l'architecte qui dit que son cerveau devient comme du vinaigre vu dans un microscope, ça remue, ça se précipite, ça tourne, on est affolé.

I forget to mention that I slashed Dina's portrait — it was not working. And nothing does one as much good as destroying one's own work: one is reborn, ready to begin again, one feels new strength.

J'oublie de dire que j'ai crevé le portrait de Dina, ça ne marchait pas. Et rien ne fait du bien comme de détruire son œuvre, on renaît, on est prêt à recommencer, on se sent des forces nouvelles.