Sunday, 12 March 1882
I come in for lunch and find Étienne and my aunt in tears. Georges is dead.Je rentre dejeuner et trouve Etienne et ma tante en larmes. Geroges est mort.
Voila qui etait presque desire par tous ceux qu'il a martyrises en se rendant lui-meme si malheureux mais l'effet n'en est pas moins horrible.
Maman et ma tante criaient au martyre et s'accusaient [Mots noircis: presque de sa mort] oubliant qu'il nous avait rendu a tous la vie si penible. Du reste moi-meme je suis restee tellement troublee de cette mort miserable dans une mansarde et sous un faux nom que toutes les choses dites dans des moments d'exasperation me sont revenues a l'esprit comme des crimes.
Pendant une heure je me suis presque reprochee ce que je faisais pour qu'il ne reste pas ouvertement chez nous avec une fille de la rue... Vous savez tout ce que je sais et bien Rosalie vient de me confesser que je ne connais que la centieme partie de ce que ces dames ont souffert, tellement on se cachait de moi; vous vous rappelez que je criais tres fort pour qu'il ne vienne plus et pour qu'on ne se mele plus de ses sales affaires... Mais malgre cela maman est toujours aller le delivrer dans les endroits les plus affreux. Mais tout s'efface devant la mort...
Ah ! quelle horrible chose que de se reprocher quelque durete envers un etre mort !...
Il y avait trois enfants, Dina, Lola et le frere age de seize ans, brillant ecolier et promettant d'arriver aux plus hautes destinees lorsqu'il a appris qu'il n'avait pas de nom [Mots noircis: sans nom en] Russie est bien autrement affreux qu'ici, il s'est tue.
Vous vous rappelez cette affreuse chose il y a sept ans.
Donc le mariage etant nul, les enfants n'heritent pas a moins que les freres se desistent en leur faveur mais ce cher Alexandre est la... Ah ! que c'est triste. Et moi qui me plains encore quant a cote de moi cette pauvre Dina est si malheureuse sans parler de la fortune meme.