Tuesday, 11 October 1881
I dreamed that someone was explaining to me what I have in my right lung — in certain parts the air does not penetrate… which causes things to rise… but it is too disgusting to relate. It suffices that I am affected. Ah! I know it, for for some time now I feel a# Mardi 11 octobre 1881
espece de malaise, de legere faiblesse indefinissable... mais je ne suis plus comme avant, je ne me sens pas comme les autres; une sorte de vapeur affaiblissante m'enveloppe, je parle au figure bien entendu. Il semble que j'ai quelque chose d'etranger a moi dans la poitrine, et j'ai... mais a quoi bon ces absurdites, [Mots noircis: on verra bien]. Au lieu d'ecrire de jolies choses sur l'Espagne je... ca fait pitie. Mais du reste je n'ai encore vu que Madrid qui n'est qu'une capitale, et n'a pas le caractere etc. etc. Ce soir nous allons a l'opera mais dans une loge sur la scene, joignez a cela "Guillaume Tell" et de mauvais chanteurs. Du public, je ne dis rien puisque je n'ai rien vu. Pollack fils nous accompagnait, et Pollak pere est venu nous voir, il connait le directeur et tous les artistes, il leur a parle et quand Pandolini s'est approche je lui ai dit l'avoir entendu a Paris ou il a admirablement chante aux Italiens. C'est vrai qu'il a bien chante et puis c'est un etre superbe, un Titien, la desinvolture du portrait de Francois 1er et une tete a la Don Carlos moderne. Je crois vraiment que le petit artiste est amoureux de moi, je vous dis ca a propos de bottes... Je me trompe peut-etre mais je crois pas... Dans tous les cas il se met en quatre pour nous etre agreable.