Diary of Marie Bashkirtseff

Yesterday nothing happened, and today passed like yesterday

# Jeudi 23 mai 1878

except that I am told there is an interesting session tomorrow at the Chamber, and I write this:

sauf que l'on m'apprend qu'il y a demain une séance intéressante à la Chambre et que j'écris ceci :

Be useful for once, by chance. Send me at least two tickets for tomorrow Friday. If you send them, I promise first to dress simply so as not to trouble you; [words blotted: that way I] release you from various social debts; moreover I shall say everywhere that you are well-bred, and I shall subscribe to Le Pays. I lay my veneration at your feet.

Soyez, une fois par hasard utile à quelque chose. Envoyez-moi au moins deux billets pour demain vendredi. Si vous me les envoyez je vous promets d'abord de me mettre simplement pour ne pas vous troubler, [Mots noircis : comme cela je] vous tiens quite de diverses dettes de politesse, en outre je dirai partout que vous êtes bien élevé et je m'abonnerai au Pays. Je dépose ma vénération à vos pieds.

Marie.

Marie.

I have begun to paint at the studio. Two oranges and a knife. Since my falling-out with Breslau I have been polite to Amélie, who is the most obliging of creatures, and who puts herself out for me — arranges my still life, gives me advice.

J'ai commencé à peindre à l'atelier. Deux oranges et un couteau. Depuis ma rupture avec Breslau je suis polie avec Amélie qui est la créature la plus obligeante et qui se dérange pour moi, m'arrange ma nature morte, me donne des conseils.

One does not work as well in spring as in winter. I am in revolt in every way. I want to walk, to dress, to dance, to flirt. But... raisons d'état...

On ne travaille pas aussi bien au printemps qu'en hiver. Je me révolte de toutes les manières. Je voudrais et me promener et m'habiller et danser et flirter. Mais... la raison d'état...

Amen.

Amen.