Dimanche 6 juillet 1884
Je leur envoie deux joujoux de Neuilly : Saint-Antoine et son cochon avec dédicaces: pour Jules et l'autre pour : Emile. Rosalie revient enchantée, plus contente que si on lui avait donné vingt francs.il va sortir, un tour au Bois avec sa mère. Cette femme prend part à toutes mes préoccupations, et souvent en m'habillant elle fait des réflexions que je suis entrain de faire tout bas en ce même moment. Emile est à la campagne, il travaille là à un paysage. Le pauvre garçon a tout sur les bras maintenant. Il ne rentre que le soir après neuf heures, car il n'y a pas d'autre train par là.
Julian vient de me faire encore une canaillerie.
Je l'ai prié de venir avec moi et de me renseigner pour les lutteurs. Il sait parfaitement que je ne puis demander ce service à personne qu'à lui, et il sait ce que c'est que d'être arrêté quand on a un tableau en tête. Il m'a fait poser toute la journée. Sale bête va. Impossible à une femme jeune d'aller là seule et de parler à ces gens pour poser etc.
Canaille, va, bandit; nature lâche et sale. Il sait bien que c'est le dernier dimanche.
Je comptais aller autour de Paris, là il y en a, dehors pour sûr... Ah ! ignoble cochon ! C'est à pleurer.