Samedi 18 août 1883
Mme Cartwright et sa fille et sa mère et son neveu viennent me voir. Elle est fière de montrer une famille. Et moi j'ai l'occasion de parler de Bastien tout en me moquant, exaltant Cazin et taquinant Tchernitsky. [Mots noircis: mais réellement] la Cartwright parle de Mackay, Mackay est prusienne, mariée à un Américain. Son fils a dix-huit ans. Elle a aimé Bastien pour les prix qu'atteignent ses tableaux et il en est tombé amoureux fou car c'était sa première femme du monde, et il l'avait prise pour la richissime Mackay les premiers temps. Il paraît qu'il écrivait dans les commencements de cet amour des lettres ravissantes à Cartwright où il parlait de Mackay en termes si poétiques et en si jolies tournures de phrases, si sincères et si émues que c'en était exquis. Je le débine un peu pour qu'on ne dise pas que... Mais au fond, expliquez-moi pourquoi j'aime Cartwright.Il paraît que maman lui a écrit des choses désagréables.
Maman est absente, quand elle sera revenue, je ne verrai pas cette dame, et les Bastien ont dit aussi de ne pas la voir et c'est pour causer de Bastien que...
Je suis jeune... je le serai encore longtemps.
Cette Cartwright me plait.
Enfin. Il parait que Mackay pose pour la naïveté parfaite. Elle a demandé un jour si c'était vraiment possible qu'un homme marié fît la cour à une femme autre que la sienne... Et si elle n'avait pas de fils, elle demanderait si les enfants viennent dans des choux... Délicieuse enfant.
Ma voix revient.
Mais si... Supposons que Jules... Enfin cet amour doit être un peu usé, depuis deux ans. Elle se pose en femme respectable... Seigneur !
Aurora qualche cosa. Se... Se Giulio sa o immagina che il fratello mi vuole bene... deve anche saper che quel sentimento non può mai essere conosciuto da me nè avere qualchessia espressione... neppure... in nessun modo... Infine beuchè sapendo questo lui, Giulio aveva forse vergogna di nostrarsi nello stessa camino e se per straordinario avesse qualche infezione d'amore o d'ammirazione non me lo fara mai veder, nè al fratello... s'intende; sarebbe sciocco d'aver l'umiliazione dell'altro, deve credersi un grande uomo degno di molte cose... In ogni modo quel fratello sarebbe un impedimento ?
Ma lui non pensa a me se avesse voglia di pensarci non lo mostrerebbe... per cagione dell'altro se è vero che l'altro mi ammira, mi ammira come io ammiro Giulio, deve essere qualche cosa di simile e forse di più...
Ebbene, Dina se vedesse che a me piacesse molto un tale dal quale io non potrei mai essere amata, Dina no farebbe nulla per guadagnare quel cuore, ne sono sicura. Ma !... ma... ce n'est pas tout ça.
Vorrei sapere se veramente l'altro mi vuole bene assai per confessarsi al gran Giulio o se salamente il gran Giulio a sospetti di quella ciecha devozione...
Quel che sia, nessuno non sapia mai che io ho pensato a quel... petit paysan de Damvillers que la Cartwright a connu à l'impasse de je ne sais quoi, derrière Montparnasse et qui portait alors un pantalon bleu ridicule e prenait la Mackay pour une femme du monde...
Il faudrait tâcher de ne pas en parler, mais quand j'ai quelque chose en tête... c'est impossible.