Deník Marie Bashkirtseff

Maman a eu un silence désobligeant devant le portrait, puis nous avons critiqué la coiffure, il l'a changée et aujourd'hui ce pauvre Tony a une migraine affreuse; mais il refait les cheveux comme il veut de nouveau et maman le comble de compliments pour effacer hier.
Ah ! un portrait, c'est bien, bien ennuyeux à faire. On n'est jamais content, l'artiste passe par mille émotions humiliantes... Enfin une fois dans l'escalier maman me dit que le portrait est idéal: je remonte aussitôt le redire à Tony, c'est une délicatesse que je trouve exquise et qu'il a appréciée je l'espère.