Dimanche 24 septembre 1882
Les jours se suivent et se ressemblent.
De huit à cinq heures peinture, une bonne heure pour le bain d'avant dîner puis un dîner silencieux, je lis les journaux. Quelques rares paroles échangées avec ma tante.
Elle doit bien s'embêter la pauvre et je ne suis pas gentille vraiment, elle n'a rien dans la vie et n'ai rien eu car on l'a toujours sacrifiée à maman qui était belle, et à présent elle ne vit que pour nous, pour moi et je ne trouve pas moyen d'être gaie et gentille pendant les rares moments où nous sommes ensemble. Mais que voulez-vous, je n'ai rien à dire aux miens ! Encore quand ils sont tous là... Mais comme ça et puis je suis heureuse du silence pendant lequel je ne pense pas à "mes infirmités".