Jeudi 22 juillet 1880
J’admets l’élévation au pouvoir suprême d’un homme, quand cet homme est un héros comme Napoléon Ier, j’admets qu’on confère une sorte de dictature à un être supérieur et capable, mais ses enfants ne sont rien. Je ne veux même pas de pouvoir à vie, cela montrerait qu’on a peur de faillir à ses engagements, de part et d’autre. Si l’élu se conduit bien, il n'est pas besoin de serment pour qu’il reste le chef.
Je me suis coiffée d'un chapeau de paysanne d’ici, cela me fait très bien, me faisant ressembler à un Greuze. J'ai télégraphié et on m'envoie des robes de linon pour les chaleurs d’ici, et voilà qu’il fait très froid. Je commence à voir le paysage; jusqu’à ce soir j’étais énervée par la saleté de la nourriture, énervée parce que le manger est une préoccupation ignoble et à laquelle on ne peut se soustraire.