Mercredi 7 juillet 1880
Wodzinski pose puis à la Chambre avec la mère Gavini et ma tante. Même loge qu'hier. Même monde partout. La discussion est venue mais personne n'a brillé. On a voté le contre-projet Labiche qui est l’amnistie déguisée.
Cassagnac a parlé et a été assez terne. Puis M. Mitchell et d'autres blagueurs sont venus expliquer pourquoi ils voteraient l'amnistie. Fi de tout cela. Gambetta a fait presque un discours sur le règlement... mais du reste je vous garderai les journaux.
Je suis en robe grise, très bien. Mme de Bailleul dîne avec nous et on cause de la séance et de Popaul dont j'ai l'imagination pleine... je vais même m'endormir tout à l'heure en pensant à lui.
Gaillard m'a dit une chose qui m'a frappée l'autre jour. Il dit que ce qui fait la force de Gambetta c'est qu'il n'y a personne de plus fort que lui pour le moment et, lorsqu'il fait des bêtises, il n'y a personne qui en tire partie.