Deník Marie Bashkirtseff

J'ai fait une pochade de Bojidar. Nulla dies sine linea.
Grand émoi à l'hôtel, j'ai versé de l'eau dans les bottes du Brésilien exposées à sa porte. On a accusé tous les chiens et le brésilien est resté au lit jusqu'à onze heures et il [est encore en pantoufles]
Outre les fleurs des princes nous avons reçu hier deux superbes bouquets, Blanc avait l'intention de m'envoyer des fleurs à cause du 1 5 août mais je ne pense pas que ce soit lui vu que Labrousse fait payer des bouquets comme ceux-là de 60 à 75 francs la pièce au moins. Nous avons passé en revue toutes les personnes susceptibles de se livrer à une telle extravagance et nous ne voyons personne. Le petit Zurlo (fils du prince Zurlo qu'on dit iettatore) est arrivé ici et nous a présenté ce soir le monsieur aux bottes, le Brésilien qui en avait bien envie. [M. da Costa Motta.]