Deník Marie Bashkirtseff

Dourassoff est ici, vous savez, et très ami avec ma famille qui me cause des soucis et des ennuis.
Nous ne sommes sortis que le soir pour voir le corso des fleurs. Le jour il y avait corso à la promenade des Anglais et course des Anes gentlemen-riders. Je détesterai me montrer là. C'est dégoûtant à penser quelles saletés jouent un rôle tandis que Mme Tutcheff et la nonchalance de mes mères nous ont perdus ici. Je n'envie pas les délices de ce paradis je serais désolée d'y être contaminée mais je rage de penser qu'il y a des gens qui croient que je...
Hier nous sommes allés à Monaco. Ce que ce règne de cocottes est répugnant, je ne dirai jamais assez. Je ne suis entrée que pour dix minutes dans les salles mais cela m'a suffi, ne jouant pas. Mme Abaza venue pour the théâtre a exprimé son enthousiasme de me rencontrer. Nous avons écouté un opéra-comique dans la nouvelle salle qui est fort belle et du goût du jour. Garnier fait !
Les deux peintures des vestibules sont ravissantes avec ce truc d'éclairage électrique.
Ce soir au défilé nous avons aperçu le beau Gautier. Au London House on m'a présenté le frère de Marcuard.
Bikowski est ici.
Je me promène à la nuit tombante et j'admire la mer et le ciel.
Quelles couleurs, quelles transparences, quelles puretés, quels parfums !