Dimanche, 7 juillet 1878
Hier dimanche Multedo est encore venu, en même temps que le Pope. Si le Corse s'imagine qu'il aura des rapports avec ce personnage grâce à moi il se trompe. Il venait de chez les Gavini nous y allions. A peine y étions-nous depuis un quart d'heure que la marquise Multedo s'y précipitait, essoufflée, pas trop en toilette et visiblement envoyée là par son cher fils.
A sept heures nous partons. Grand-papa voulait que je reste mais je lui dis adieu alors il m'embrassa et tout à coup il se mit à pleurer, le nez froncé, la bouche ouverte, les yeux fermés, comme un enfant ! Avant sa maladie ce n'était rien mais maintenant je l'adore.
Imaginez-vous un être transporté de Paris à Soden. Silence de mort ne rend que faiblement le calme qui règne à Soden. J'en suis étourdie comme on le serait d'un grand tapage.