Jeudi 13 décembre 1877
Breslau et Schaeppi ont écouté avec moi la leçon d'anatomie.Grand-papa est sinon mieux du moins pas plus mal et la Fayet est venue ce matin parce qu'on lui avait écrit qu'on n'irait pas ce soir chez elle, malgré cela maman est allée pour me faire plaisir. Vous comprenez, je ne veux rien faire ni pour ni contre, car si ça ne réussit pas on est humilié d'avoir fait des frais. Maman connaît à présent le prince. C'était un thé très intime; le baron d'Alt (qui est venu plusieurs fois depuis que papa est malade) et le prince ont conduit Madame ma mère à la voiture dont ce dernier a ouvert la portière, tête nue.
Voici ce que m'écrit le plus célèbre de tous les Marcuard.
^2^ Mercredi 12 décembre 1877
Chère Mademoiselle Marie
Je suis obligé de partir aujourd'hui pour Berne ayant des nouvelles pressantes de mon père. Je tâcherai de revenir la semaine prochaine, si possible.
Ecrivez-moi je vous en supplie comment va votre grand-père.
Je prends la plus grande part à l'affliction de votre famille et je forme tous les vœux pour une amélioration de son état.
Mon adresse est toujours chez Marcuard et C^,e^ à Berne.
Votre très dévoué et affectionné
F. de Marcuard