Deník Marie Bashkirtseff

Rosalie me réveille par une lettre. Lisez-là. Elle m'a fait moins de plaisir que la première, parce que je la voulais hier.
Le professeur de mandoline me donne de nouveaux détails. Le marquis Niccolini a été légèrement blessé, lui aussi, mais il est le premier tireur de sabre de Florence.
Larderei a écrit au comité des courses qu'il fait courir. Puis arrive Mme Hamontoff, et puis Bikowsky. Et puis je vais voir les demoiselles Fabbricatore qui sont enrhumées.
Et puis... Je reste là une heure pour écrire ces quelques lignes, depuis quelques jours il me faut un temps infini pour écrire une ou deux malheureuses pages. Je suis paresseuse et je ne m'intéresse plus.
Avant de me coucher je fais d'abominables jeux de mots qui font rire maman, Dina et Rosalie, je ris moi-même et puis je me déteste !