Deník Marie Bashkirtseff

Je n'ai pas un livre. J'ai lu deux volumes de Bulwer, The last of the Barons « et, de nouveau, je n'ai plus rien », comme dans la complainte d'Audiffret.
Comme les mêmes événements arrivés à des époques différentes semblent différents ! Si, les premiers jours de mon séjour à Rome, Audiffret était venu faire une visite, je l'aurais fait balayer par mes domestiques après lui avoir dit un tas d'absurdités pleines d'emportement et de dignité. Et, à présent, il s'est approché de ma tante, il lui a parlé, il a regretté avec chaleur de n'avoir pas su jusqu'à ce jour notre présence à Paris, dans le même hôtel que lui ; le lendemain, il est venu à l'heure indiquée par ma tante et c'était nous qui avions faussé compagnie cette fois.
Et même, ce seul acte de se loger au Grand Hôtel, qu'il savait être mon hôtel, au lieu de l'hôtel Splendide, qui est le sien, que de commentaires aurait-il provoqués ?