Deník Marie Bashkirtseff

Au bain avec Sabatini, à la porte de la cabine d'Audiffer, en blanc comme moi, vient me saluer.
Il avait mis son cheval au galop pour arriver le premier et arriva en effet le premier mais nous avons passé tout droit de sorte que tout en traversant la Promenade il se retournait et regardait et s'arrêtait. Ce ne fut qu'en retournant que nous descendîmes.
Je me baigne peu et seule.
Je congédie Sabatini et tous nous marchons jusqu'à Rumpelmayer.
Moi, Olga, Galula en avant, précédés cependant par Collignon et Nina. Marie, Dina, Pâris, Walitsky et Girofla nous suivent.
On rit beaucoup à cause de Prater que Girofla appelle Girofla. Girofla promet de me chercher un cheval pour la cavalcade que nous organisons lundi. Il me demande où nous allons tous les jours en sortant de chez Rumpelmayer, je dis au London House.
Je rentre avec les Sapogenikoff et Dina, Collignon et Pâris vont au London House et y trouvent l'homme.
Est-ce calcul, est-ce hasard ?
That is the question. Collignon dit que hier, a thé, lorsque maman m'appela petchouna, il a dit à demi-voix: mio bella petchouna. - J'étais étonnée et je l'ai regardé.- ajouta-t-elle.
Ce sont des bêtises
Je suis parfaitement calme depuis hier matin encore, mais ce soir, triste.
Nous mangeons un kilo de graines de soleil, avec Marie et Olga, sur ma petite terrasse, et je vais me coucher à onze heures, pâle et fatiguée.