Deník Marie Bashkirtseff

Enfin je suis allée à l'église, avec Dina (robe blanche).
Je n'ai parlé à personne excepté à Woerman qui me demanda des nouvelles de la santé de maman.
Il fait froid et gris, poussière et vent, comme en mars. Je suis de plus en plus nue, il ne me reste de convenable que, "le costume satiné que le bon Dieu m'a donné".
A la musique avec Florence et Dina. Nous avons ri, la petite n'est pas trop peinée et parle librement de toutes sortes de choses. Le pire de tout en ce moment c'est que je n'ai rien à mettre.
Le soir vient mon très honoré oncle Georges. Eh bien ! le croira-t-on, je plais à cet homme.
On commence par parler affaires, on finit par une tempête car à chacune de mes paroles il pleurait cent lamentations accompagnées de hurlements.
La tombe seule corrige le bossu, dit-on en Russie.
Or je ne suis pas la tombe par conséquent ne puis corriger ces gens mais pour cela je ne leur veux aucun mal au contraire.